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L'Europe va-t-elle aujourd'hui vers une hyper-inflation ?

On nomme hyper-inflation une situation économique caractérisée par une hausse des prix incontrôlable que ne peux combattre une production en panne, sinon en baisse continue.

Une telle hyperinflation avait été redoutée en France à la Libération et dans les années suivantes, du fait d'une reprise brutale de la demande à laquelle ne pouvait répondre un appareil productif détruit par la guerre. Les gouvernements de l'époque avaient réussi à la limiter à une très forte inflation. Ils avaient imposé un strict contrôle des prix tout en mettant en place des mesures visant à relancer la production.

Cette inflation avait été marquée cependant par une hausse des valeurs dites refuges, notamment l'or. Ceux qui avaient conservé une importante épargne en francs avaient acheté de l'or afin de protéger cette épargne. Mais du fait de l'importance de la demande d'or, le prix du lingot avait considérablement augmenté. Le prix de l'or, comme celui de l'argent-métal, ont depuis été considérés comme permettant de mesurer objectivement l'inflation.

Aujourd'hui, le lingot cote déjà 55.630 euros à Paris, soit +27 % depuis le début de l'année. À Londres, l'once d'or est passée, en un an, de 1.500 à 2.030 dollars. Ces 30 derniers jours, son prix est passé de 1.800 à 2.030 dollars. Des scénarios pessimistes prévoient une hausse continue de l'or jusqu'au déclenchement d'une hyperinflation au printemps 2021 précédant une explosion de la zone euro et d'innombrables troubles en résultant.

Deux marchés haussiers de l'or avaient déjà eu lieu en Occident, en 1976-1980 à la suite d'une forte inflation découlant d'un retour à la croissance après une longue récession, et en 2008 dans le cadre de la crise immobilière américaine dite des surprimes.

Les réactions précipitées des gouvernement face à la pandémie due au coronavirus ont entraîné une baisse générale des productions et une augmentation considérable de mesures d'aides tous azimuts aux entreprises en difficulté. Aujourd'hui on ne constate pas de véritable reprise de la production tandis que la banque centrale européenne continue à mettre en circulation d'importantes quantités d'euros à la demande des gouvernements ayant besoin de liquidités.

Le même phénomène peut être observé aux Etats-Unis, mais moins fortement du fait de la puissance que conserve l'économie américaine. Elle dispose de réserves considérables et par ailleurs vit largement à la charge des Européens au prétexte d'une lutte contre l'expansionnisme russe.

Quant à la Chine et la Russie, elles enregistrent une certaine inflation, mais leur régime de « démocratie administrée » a permis jusqu'à aujourd'hui de limiter la spéculation provenant des entreprises privées.

11/08/2020

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