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Reprise des arrivées de migrants clandestins en Europe

Malgré le coronavirus et les risques croissants d'attentats terroristes, les Etats européens accueillent de plus en plus de migrants non déclarés, autrement dit clandestins.

En 2008, l'adoption par le Parlement européen de la directive dite "retour" et par le Conseil européen d'un Pacte européen sur l'immigration et l'asile   ont voulu renforcer le caractère restrictif de la politique d'immigration au sein de l'Union européenne. Autrement dit les pays européens avaient commencer à comprendre que les exigences des grandes entreprises internationales pour une main d'œuvre immigrée sans protection sociale ou syndicale mettaient en danger les équilibres politiques sur lesquels repose ce que l'on peut encore nommer la civilisation européenne.

Mais ces politiques officielles de contrôle de l'immigration s'étaient toujours heurtées à des migrations clandestines financées par certains entreprises et surtout par des organisations illégales jouant le rôle de passeurs et ayant mis en place divers trafics transfrontières permettant de frauder les réglementations restrictives. Avec l'extension actuelle de l'épidémie de coronavirus, le risque d'entrées de migrants non contrôlés au plan sanitaire faute de moyens transforme cette immigration en véritable danger public.

Par ailleurs, les services en charge de la sécurité publique avaient depuis longtemps observé que parmi ces migrants se trouvent de plus en plus de militants islamiques se référant à Al Quai et entrant en Europe afin d'y poursuivre le djihad, notamment par des attentats. Beaucoup de ces tentatives d'attentats avaient été déjouées, plus ou moins discrètement, mais le nombre des individus à contrôler ne cesse d'augmenter. Il est évident que la reprise actuelle des immigrations clandestines rendra le risque d'attentats de plus en plus important.

Depuis la fin du confinement en Europe, les passeurs et les ONG se disant humanitaires ont repris leurs activités. Sur l'île italienne de Lampedusa, entre l'Afrique et le continent européen, un bateau chargé de clandestins arrive arrivent toutes les heures.  Les capacités de quarantaine sont arrivées à saturation . Du 20 au 26 juillet, ce sont 11 000 clandestins qui sont arrivés en Italie, soit en une seule semaine, autant que pendant toute l'année 2019. Cela a conduit le ministre italien de l'Intérieur à parler d'un « flux exceptionnel de migrants économiques ». Les clandestins arrivant en Italie depuis le début de l'année sont par ordre d'importance Tunisiens, Bengalais, Ivoiriens et Algériens  Une fois débarqués en Italie, ils vont pour la plupart gagner d'autres pays européens.

Or de nombreux cas de contamination au coronavirus ont été détectés parmi les migrants arrivant en Italie.Ainsi fin juin, 28 cas de contamination ont été détectés parmi les migrants présents sur le bateau de l'ONG Sea Watch, stationné près des côtes siciliennes. Début juillet, c'est à bord du bateau de l'ONG Mediterranea Saving Humans que huit cas de contamination ont été détectés sur les 43 migrants débarqués dans la commune italienne d'Augusta (16). Plus récemment, 134 migrants sur les 293 relocalisés dans le nord de l'Italie ont été testés positifs au coronavirus . De plus ces migrants refusent d'appliquer les mesures de quarantaine permettant de déceler parmi eux les malades dits porteurs sains.

Ceci n'a pas empêché la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, de déclarer récemment, à l'occasion de la présentation des objectifs du prochain pacte sur les migrations et l'asile, que les migrants « font partie de nous et nous faisons partie d'eux » . Elle a ajouté qu'il était crucial d'ouvrir autant de voies de migration légales que possible ». Elle n'a pas évoqué le cas des migrations clandestines.

07/08/2020

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