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Donald Trump bien accueilli au sommet de l'ASEAN

Le 20e sommet de l'ASEAN ou Association des Nations de l'Asie du Sud-Est qui s'est tenu à Manille les 13 et 14 novembre aurait pu être une épreuve difficile pour Donald Trump, invité, étant donné la tension qui l'opposait ces derniers temps à Rodrigo Duterte, président des Philipines, lequel présidait ce sommet.

De même, ses rodomontades à l'égard de la Corée du Nord, menacée par lui d'un anéantissement nucléaire qui aurait atteint plusieurs des participants influents de ce Sommet, notamment la Corée du Sud et le Japon, auraient pu si l'on peut dire jeté un froid.

Mais les dix pays de l'ASEAN et les trois pays partenaires (Chine, Japon et République de Corée) se sont bornés à des marques de bonne volonté, Ils ont tous affirmé qu'ils considéraient, selon les termes de Rodrigo Duterte, l'ASEAN « comme une base solide pour la création de la communauté économique de l'Asie de l'Est selon la proposition du Premier ministre chinois Li Keqiang ». Or la dernière visite de Trump à Pékin, lors de sa « tournée asiatique » s'est conclu par la signatures de contrats commerciaux importants entre les deux pays.

Par ailleurs, à la veille du sommet, les diplomates des Etats-Unis, du Japon, de l'Australie et de l'Inde (The Quad, selon le jargon) s'étaient rencontrés à Manille pour discuter des enjeux de sécurité et de stabilité dans la région. Ils avaient convenu que l'accord et la coopération au sein du Quad était était essentiels pour assurer , selon les termes du Japon, un « ordre international libre et ouvert basé sur le respect des règles du droit international dans la zone Asie Pacifique. L'Inde n'est pas membre de l'ASEAN, mais l'accord de libre-échange entre elle et l'ASEAN signé le 13 aout 2009 n'et en rien contradictoire, au contraire, avec les résolutions du sommet.

Dans ces conditions, le bon accueil reçu par Trump a Manille allait de soi. Seuls ont protesté quelques manifestants dans les rues de la capitale. Il traduit une réalité dont la Chine et la Russie, sans mentionner la lointaine Europe, doivent tenir compte. Avec son potentiel économique et surtout sa force militaire; sans mentionner ses atouts géographiques, rien ne se fera en Asie du Sud-Est sans l'accord de l'Amérique

Notes

1 Sur l'ASEAN, voir

https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_des_nations_de_l%27Asie_du_Sud-Est

2  On notera que lors du dernier forum de l'APEC  https://www.apec.org/Press/News-Releases/2017/1111_declaration , tenu le 12/11, la position de Donald Trump a été moins solide. Voir 

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/11/12/apec-signals-us-waning-influence-in-asia/

3) Sur la tournée asiatique de Trump, les jugements restent assez peu favorables à Washington. Lire

Democratic Senator Edward Markey summed up the sentiment of many in his camp in saying that Trump failed to "make meaningful progress" on "critical economic and security issues during his trip to East Asia."

"Rather than building on the messages in Japan and South Korea on the importance of trilateral unity in the face of the North Korean threat, President Trump tweeted about how hard he has tried to be North Korea's friend and called Kim Jong Un 'short and fat,'" he said.

Aside the furor over Trump tweets, his visit also saw 11 Asia-Pacific allies announce they would press ahead with a free trade agreement known as the Trans-Pacific Partnership.

That was seen as a diplomatic slap in the face and evidence that the world was looking beyond America's mercurial and nationalistic current leadership.

"The US is out of the game," said Nate Olson of the Stimson Center. "While the US posture alternates between defensive and scorched-earth, other countries are actively fighting to reshape the trade landscape in their favor."

"The progress toward a successor to the Trans-Pacific Partnership is just the latest example."



 

16/11/2017

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