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L'armée syrienne met les Turcs en échec à Alep et Idlib

Au 18 février, l'armée syrienne, renforcée de la « Division des Fatimides », a repris le contrôle total de la route Damas Alep (M5).

La Division des Fatimides est une milice islamiste chiite, formée par l'Iran et constituée de combattants afghans.  Alep, malgré les destructions considérables subies, pourrait redevenir rapidement ce qu'elle était avant le conflit, grâce à la volonté de renaissance de ses habitants et avec l'aide de Damas. Ceci ne s'est pas fait sans pertes. L'armée syrienne et les Fatimides compteraient des milliers de morts. L'opération a par ailleurs provoqué un début d'exode parmi dans la population  sur lesquel s'appesantissent les médias occidentaux. Ils oublient que cette population ne s'était jamais opposée à la présence des terroristes. Au contraire. 

Les islamistes terroristes mis en déroute étaient largement aidés et armés par la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. Celui-ci comptait prendre le contrôle de cette zone afin de faire du nord de la Syrie un Emirat qui lui soit dévoué et qui lui permettrait d'incorporer de fait ce territoire au territoire turc. Erdogan cherche en effet à étendre les frontières d'une Turquie sous son contrôle alors qu'un tiers de la Turquie est désormais sous le contrôle de milices proches des Kurdes contestant son pouvoir.

Les succès de l'armée syrienne sont largement due aux défaillances de l'armée turque. Celle-ci dispose d'un matériel militaire important, mais elle est composée en partie de mercenaires recrutés à la hâte et mal traités par les officiers. Ceux-ci n'hésitent pas à les mettre en première ligne lors des engagements afin de protéger les effectifs des militaires titulaires. Ces mercenaires s'opposeraient de plus en plus à leur commandement turcs.

Erdogan escomptait un soutien politique et éventuellement militaire, sous forme de raids aériens, provenant de son allié Vladimir Poutine. Mais celui-ci lui aurait récemment fait comprendre qu'il ne comptait pas mettre de moyens en Syrie au service de l'armée turque. Entre Erdogan et Bashar al Assad, il n'a jamais hésité. C'est l'alliance avec ce dernier qui est prioritaire pour lui. Le président Syrien a toujours encouragé l'influence russe, sans compter les bases de Tartous et de Hmeimim qu'il met à disposition de la marine et de l'aviation russe. 

On remarquera que l'Iran, sans prendre officiellement parti contre les Turcs, fournit l'essentiel des effectifs et des armes de la Division des Fatimides précitée.

18/02/2020

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