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Peut-on en France contrôler l'immigration ?

La nouvelle attaque à l'arme blanche qu'a connue la France vendredi 25 septembre pose à nouveau la question de savoir si la loi française permet aujourd'hui de refuser l'entrée sur le territoire de migrants qui pour des raisons diverses, sont considérés par les services de renseignement et de police comme représentant un danger pour la sécurité publique.

A ce jour, la réponse est négative. Rien ne permet aujourd'hui aux autorités publiques de vérifier les déclarations de migrants concernant leur äge, leur pays d'origine et leur religion. C'est ainsi que le profil de l'auteur de l'attentat de Nice interroge. Arrivé en France en 2018, ce Pakistanais avait obtenu le statut de mineur étranger non accompagné. Aujourd'hui, il apparaît qu'il était plus âgé. De ce fait il a pu échapper aux mesures minimum de police permettant de s'assurer qu'il ne présentait pas un danger pour la sécurité publique.

A une époque où de plus en plus d'immigrés de religion musulmane procèdent à de nombreux attentats visant notamment les lieux de cultes catholiques, il aurait été utile de connaître sa religion. Mais là aussi rien ne l'obligeait à la déclarer.

Par ailleurs ni la France ni les autres pays européens ne sont en droit de limiter l'immigration aux seuls individus montrant qu'ils sont capables de jouer un rôle économique utile aux regard des besoins des entreprises productives. C'est pourtant ce qui est fait aujourd'hui en Russie. Cela n'empêche pas l'entrée de futurs terroristes mais limite considérablement leur nombre.

Mais que faire ? Limiter radicalement les effectifs de migrants ? Tenir en observation pendant un certain temps ceux dont les services spécialisés pensent que pour des raisons diverses ils pourraient présenter un danger ? Rien de tel ne pourra être décidé par le gouvernement, au regard des principes généraux du droit auxquels se réfère la République française.

De plus, toute mesure restrictive provoquera des manifestations violentes de protestations dans certains banlieues urbaines où règne déjà ce que l'on nomme avec prudence des institutions communautaristes.

Il faudra bien cependant faire quelque chose, compte tenu de l'offensive aujourd'hui déclaré par l'islamisme radical contre la France laïque ou chrétienne.

29/10/2020

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