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Une relance garantie

La banque centrale européenne (BCE) doit, en même temps qu'elle achète des dettes souveraines européennes, financer gratuitement les agents économiques européens (entreprises et particuliers)

Dans un article de Atlantico, notre ami Joseph Leddet suggère que la Banque Centrale européenne (BCE) ne se limite pas à financer les dettes des Etats, mais déverse gratuitement des liquidités dans les économies européennes, au profit des agents économiques (entreprises et particuliers).


Que faire pour régler le problème de la relance économique, qui se faire toujours attendre en Europe ? Nous le citons : « Tout simplement ôter la pomme "bancaire" de l'arrosoir, qui ne fonctionne plus car elle est bouchée, et 
déverser à grands flots la manne liquide de la BCE sur les PME et les ménages, sous forme de subventions, qui pourraient être complétées par des prêts bancaires si les banques jouaient bien le jeu.

A titre d'exemple, dans le cas de la France, l'injection dans l'économie réelle de l'équivalent de 5% de la masse monétaire du pays, sous forme de liquidités gratuites, soit au total 100 milliards d'euros dont par exemple 50 pour les PME et 50 pour les ménages - ce qui fait environ 3 000 € par ménage et 20 000 € par entreprise - provoquerait mécaniquement au bout de quelques mois un regain de 5% du PIB (dont le montant annuel avoisine le stock de masse monétaire M3), restaurant ainsi la confiance des entreprises et des ménages, et faisant repartir la machine économique, à la manière d'une vieille pompe de jardin que l'on amorcerait en y versant un seau d'eau par le couvercle.

Une telle stratégie recueillerait l'approbation de tous les agents économiques ; elle relancerait l'activité, tout en ne coûtant rien (car la Banque centrale émettrait gratuitement cet argent), et ce sans risque de reprise de l'inflation, car avec l'euro fort et la mentalité nouvelle des entreprises et des ménages, celle-ci a quasiment disparu ».

Nos lecteurs reconnaitront sous une nouvelle forme la proposition que Joseph Leddet avait déjà faite, et que nous avions reprise: favoriser les investissements des particuliers et des PME en encourageant la mobilisation d'épargnes, souvent considérables, qui ne produisent actuellement aucune activité. Pour cela il était envisagé de créer au niveau européen un fonds d'investissements stratégiques, doté de 400 milliards d'euros, qui auraient été souscrits par les épargnants européens, sous la forme d'une « dette perpétuelle » .

Dans l'immédiat, Joseph Leddet suggère une démarche encore plus simple, qui pourrait être entreprise dans chacun des Etats européens volontaires, sans exiger la mise en place d'une politique commune toujours longue à décidé. Il suffirait que les tutelles de la BCE autorise celle-ci à soutenir pays par pays, l'ouverture de crédits gratuits par les Banques centrales nationales aux agents économiques, pour un montant suffisant pour provoquer un « choc de relance », si l'on peut employer cette expression. Dans le cas de la France, ce serait la Banque de France qui piloterait l'opération pour le compte de la BCE.

On objectera que certains des bénéficiaires de ces liquidités pourraient les utiliser à des activités sans conséquences pour l'investissement en France; voyages dans les Caraïbes ou spéculations boursières. Mais l'auteur de la proposition se place au plan macroéconomique. Globalement, la mesure aurait un effet indiscutable de relance. Elle ne nécessiterait pas par ailleurs la mise en place d'instances lourdes de contrôle visant à distinguer les bons investissements des mauvaises dépenses.

Nous ne pouvons dans ces conditions que nous étonner de voir de telles suggestions ne pas être reprises des deux mains par le gouvernement, dans le désert d'initiatives en faveur de la relance qui conduit actuellement la France à la catastrophe. Mais peut-être ministres et experts « officiels » combattent-ils de telles propositions, pour la raison qu'elles sont fort mal vues par les banques. Celles-ci y voient la menace d'une concurrence insupportable.

Référence:
http://www.atlantico.fr/decryptage/mario-draghi-defend-achat-dettes-souveraines-et-bce-financait-directement-croissance-plutot-que-etats-joseph-leddet-525289.html#.UIt9JOuBtbI.email


29/10/2012
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