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Un printemps européen

L'Europe redécollerait-elle? Qu'attend la France pour accompagner, voire précéder le mouvement?

L'excellent Bernard Guetta salue la journée du 12 septembre comme ayant marqué l'arrivée tant attendue par les europhiles d'un véritable printemps européen: approbation du Mécanisme européen de stabilité par la cour constitutionnelle de Karslruh, mise à l'étude par la Commission des prolégomènes d'une politique bancaire commune, élections favorables aux Européistes en Hollande, alors que l'on attendait une ruée vers les souverainistes, le tout faisant suite à la décision de la BCE de racheter les dettes publiques des Etats défaillants.

Certes. Ne faisons pas grise mine. Il s'agit en effet d'un grand pas vers la construction d'une fédéralisation de fait d'un certain nombre de structures et décisions au sein de l'Eurogroup. Qu'aurait-on dit si des décisions contraires avaient été prises?

En tant que Français néanmoins, nous ne pouvons que regretter de ne pas entendre notre gouvernement accompagner immédiatement ce mouvement, en proposant de véritables politiques européennes, notamment dans la recherche, l'industrie et l'environnement. Faudra-t-il attendre que la seule Commission le fasse, et sous la pression de quels intérêts financiers et stratégiques non-européens (Voir à ce sujet notre brève de ce jour concernant EADS-BAE)

13/09/2012
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13/09/2012 17:32:54 | Par : GPV
Peut être ne faut-il pas sous-estimer le fait qu'en matière de recherche, d'industrie et d'innovation, le programme "Horizon 2020" est en cours de négociation, et que cette négociation est très active, non pas seulement le fait de la Commission, mais aussi des Etats membres. Certes, cela ne donne pas lieu à des déclarations considérables de la part du gouvernement, car il est difficile de faire une déclaration pour chaque phrase ou virgule négociée dans de longs documents qui portent, tout de même, sur environ 80G¤ d'investissements en R&D et en soutiens à l'innovation de 2014 à 2020. (Et pas forcément productif : les déclarations de victoire lorsqu'il y en a ont un coût diplomatique non négligeable...) Sans doute cela donnera-t-il lieu à plus de commentaires lorsqu'on en sera plus avancé, mais croire que l'Etat ne fait rien serait méconnaître une activité intense...

Incidemment, la question du taux de retour n'est certes pas la seule qu'il faille avoir à l'esprit dans le développement des réseaux de R&D, mais elle importe néanmoins, et celui de la France baisse, du fait, entre autres, des faibles marges des entreprises et donc de leur capacité à investir globalement plus faible que celle, par exemple, des Allemands. Ce qui renvoie, côté public, au débat sur les réformes de structure pour la compétitivité, et côté privé, au degré de priorité accordé par les entreprises (et notamment les grandes en l'espèce : les PME émargent à environ 15% des crédits UE en la matière, les dispositifs nationaux et régionaux, subsidiaires, étant plus proches d'elles et plus rapides en général) à ce type de sujet.
Ce taux de retour baisse aussi car les Italiens et Espagnols, dont les budgets nationaux sont plus exsangues encore que le nôtre, se ruent à Bruxelles..


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