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Industriels gangsters

Il est devenu courant de dénoncer le pouvoir financier (les banksters) dans l'évolution du monde global, tout semblant organisé pour maximiser la façon dont les banques mettent la main sur les bénéfices de la production. Ce débat en fait oublier un autre tout aussi légitime: jusqu'à quand certains producteurs de biens et services pourront-ils continuer à imposer, notamment par une publicité omniprésente, la consommation de leurs produits?


Le lien entre d'une part l'abus de la consommation de graisses et sucres utilisés pour la production des aliments industriels, d'autre part le développement des diabètes de type 2 (non héréditaire) et de la maladie d'Alzheimer apparaît de plus en plus évident. La croissance continue et conjointe de ces trois facteurs, jusqu'ici niée, est mise en évidence par plusieurs études portant sur le rat. Il n'y a pas de raison de penser que l'homme n'y échapperait pas. A l'inverse, des régimes alimentaires adéquats complétés par l'exercice physique réduirait significativement la survenue des démences (Current Alzheimer Research vol 8 p. 520 Exploring the Links between Obesity and Alzheimer's Disease . www.benthamscience.com/car/contabs/car4-2.htm ).

Les hygiénistes connaissent depuis longtemps l'effet désastreux des aliments et boissons riches en graisses et en sucres sur l'obésité et les maladies associées. Comme aucun pouvoir politique ne s'est à ce jour montré capable d'imposer aux producteurs comme aux consommateurs le choix d'huiles et de sucres moins toxiques mais plus couteux, l'obésité se développe à grande allure, dans l'ensemble du monde. Si les études mentionnées plus haut se révèlent fondées, se sera à une généralisation de maladies d'Alzheimer de plus en plus précoces que sera confrontée l'humanité. On imagine sans peine les dégâts sociaux et les charges que ceci entrainera pour les prochaines générations (cf NewScientist, 1er septembre 2012, p. 34).

Il est devenu courant de dénoncer le pouvoir financier (les banksters) dans l'évolution du monde global, tout semblant organisé pour maximiser la façon dont les banques mettent la main sur les bénéfices de la production. Ce débat en fait oublier un autre tout aussi légitime: jusqu'à quand certains producteurs de biens et services pourront-ils continuer à imposer, notamment par une publicité omniprésente, la consommation de leurs produits, même si ceux-ci se révèlent dangereux pour la santé et désastreux pour l'environnement? Le libéralisme sans contrôle, dans le domaine de la production et de la consommation, fera autant de dégâts à terme que l'ultra-libéralisme financier. Mais par quoi, dira-t-on, le remplacer. Qui pourra obliger les consommateurs à échapper aux milliards dépensés par les entreprises dans leur course au profit facile? Les gouvernements démocratiques et l'éducation, répondra-t-on peut-être en Europe. Vu la façon dont ces gouvernements cèdent à tous les lobbies économiques, on peut en douter.


04/09/2012
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