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Curiosity sur Mars

Le monde de la science et de la technique, tout comme le grand public, attendra avec la plus grande attention le soir du 5 août prochain, quand le Mars Science Laboratory, ou MSL de la Nasa devrait se poser sur Mars pour commencer 2 années d'explorations et d'études.




 

Si cette opération se poursuit avec succès, comme elle a commencé, elle sera à mettre à l'actif, n'ayons pas peur des mots, du génie authentique de l'Amérique. Un tel génie, l'Europe n'en manque pas pour sa part. L'exploit que représente le grand collectionneur à Hadrons du Cern en témoigne. Mais dans l'exploration de l'espace, tout aussi importante que celle des très haute énergie et de l'univers primordial, l'Europe n'a pas encore su s'unir afin de fédérer au sein de l'Esa suffisamment de moyens pour affirmer une présence forte.

Le site du MSL http://mars.jpl.nasa.gov/msl/ fournit toutes les informations nécessaires sur cette aventure. Il tiendra le monde au courant en temps réel de l'atterrissage (amarsissage). Après 8 mois de vol vers Mars, le MSL approche les phases finales. Ce seront, selon le mot des équipes de la Nasa, « 7 minutes de terreur », terreur de voir un accident survenir pendant ses 3 phases, dites Entry, Descent, and Landing (EDL).

L'entrée se fera dans l'atmosphère martienne à un angle oblique et à la vitesse initiale de 13.200 miles à l'heure. Aussi ténue qu'elle apparaisse aux yeux d'un terrien, l'atmosphère martienne opposera une résistance telle que la décélération sera de 15 g en 85 secondes, et la température du bouclier thermique portée à 3.800 °F

Contrairement aux précédents rovers martiens, qui avaient été amortis par des ballons gonflables, le MSL qui pèse 1t. et qui a la taille d'une petite voiture, se posera au terme d'une procédure complexe utilisant plusieurs relais et faisant appel à un nombre considérable de rétro-fusées. On parle d'une technique de grue aérienne (voir image). Un système amélioré de guidage permettra de réduire à 12 miles la zone d'incertitude de l'atterrissage, au lieu des 120 miles précédents. L'ensemble, depuis le lancement par une fusée Atlas jusqu'au poser final des roues, constituera le mode de liaison interplanétaire le plus complexe jamais utilisé à ce jour.

Les retombées en terme de connaissance scientifique de la planète Mars seront très nombreuses. Elles devraient en fait marquer le début d'un véritable âge d'or dans le domaine de l'exploration martienne. La mission Curiosity permettra, plus complètement que les précédentes, de préparer de futures expéditions faisant appel à des robots véritablement autonomes, en attendant, si tout se passe bien, l'envoi d'un équipage humain.

Nous ne pouvons que souhaiter voir des Européens participer pleinement alors à ces exploration, en coopération avec la Nasa, voire, pourquoi pas, avec leurs propres moyens. C'est ce que de son côté la Chine se prépare à faire. On ne comprendrait pas en effet que, face à de tels enjeux l'actuelle génération et la suivante ne puissent trouver les ressources nécessaires, ceci malgré la crise et le possible effondrement de beaucoup des processus économiques actuels.

NB. Nous actualiserons cet article dans quelques jours. Mais on peut compter sur l'ensemble des médias pour fournir les informations nécessaires au suivi de l'opération.

* Cf: la mission Curiosity présentée par l'astrophysicien Sylvestre Maurice http://fr.itweb.tv/Le-rover-Curiosity-presente-par-Sylvestre-Maurice_v319.html

30/07/2012
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