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Halte à la gangrène américaine

US go home
La diplomatie américaine gangrène véritablement le développement de l'indépendance diplomatique européenne. Sans cesse ses agents grouillent et grenouillent, c'est le mot, aux frontières de l'Est européen pour y installer des points de tension avec la Russie et plus généralement avec les pays qui refusent la domination américaine. Ils s'appuient sur des complicités politiques locales, mais celles-ci sont faciles à obtenir avec de l'argent et des pressions politiques exploitant les peurs et les nationalismes.

Il n'y a pas de diplomatie européenne. Elle laisse donc faire. S'il existait une diplomatie européenne, elle aurait fait sienne la doctrine de Monroe en se l'adaptant.  Le président américain Monroe avait intimé aux Européens, au début du 20e siècle, de ne pas se mêler de ce qui se passait en Amérique latine. Il faudrait aujourd'hui dire aux Américians d ene pas se mêler de ce qui se passe en Europe et à ses frontières. L'Europe devrait s'affirmer assez grande pour affronter ses supposés ennemis, dès lors que ses prétendus « amis » cesseraietn de l'aider.

Mais il n'y a pas de diplomatie européenne. Qu'attendent pourtant les grands Etats européens pour réagir ? Beaucoup de diplomates et militaires européens s'indignent de voir les stratèges américains continuer à instrumenter les nouveaux membres en mettant en péril les capacités de l'Europe à s'imposer un jour vis-à-vis de ses voisins en puissance responsable, y compris au plan militaire. Que l'on en juge par cet extrait de dépêches récentes (2/3 juillet) :

«  L'Afghanistan et le bouclier anti-missile que les Etats-Unis veulent
déployer en Europe de l'Est ont figuré au centre d'un entretien mercredi
à Washington de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avec
le Premier ministre lituanien Gediminas Kirkilas.
....
Ni M. Kirkilas ni Mme Rice n'ont répondu aux questions de la presse sur
le bouclier antimissile américain, dont Washington envisage de déployer
certains éléments en Lituanie si ses négociations en cours avec la
Pologne n'aboutissaient pas.
Mais M. McCormack a réaffirmé que les Etats-Unis "envisageaient toujours
toutes les options" sur ce dossier.
Il n'a mentionné aucun pays en particulier, même si le secrétaire
américain à la Défense, Robert Gates, a qualifié mardi la Lituanie de
"bonne alternative" à la Pologne en cas d'échec des pourparlers avec
Varsovie, selon le Pentagone.
M. Gates a eu mardi un entretien avec M. Kirkilas, lui-même ancien
ministre de la Défense lituanien.
"Nous nous concentrons sur la Pologne et nos discussions avec le
gouvernement polonais", a assuré M. McCormack. "Il n'y a pas encore
d'accord approuvé mais nous avons de bonnes discussions".
"Bien sûr, au cours de ces discussions, nous avons cherché d'autres
possibilités (...) mais nous concentrons notre énergie sur la Pologne à
ce stade", a-t-il poursuivi.
Mardi, un autre parole du département d'Etat, Tom Casey, avait prévenu
la Pologne que les Etats-Unis pourraient négocier avec d'autres pays le
déploiement de leur bouclier antimissile si leurs négociations avec
Varsovie n'avançaient pas, tout en espérant parvenir à un accord "dans
les prochains jours".
...
Les Etats-Unis ont le projet d'implanter en Europe centrale à l'horizon
2011/2013 deux éléments du bouclier antimissile destiné à protéger leur
territoire contre d'éventuelles attaques de pays comme l'Iran: dix
missiles intercepteurs, qu'ils aimeraient déployer près de Slupsk dans
le nord de la Pologne, et une station radar en République tchèque.
Entamées en mai 2007, les négociations avec la Pologne ont rapidement
avancé tant que le Premier ministre conservateur Jaroslaw Kaczynski
était au pouvoir. Mais le nouveau gouvernement libéral de Donald Tusk,
qui a pris ses fonctions en novembre, a rapidement mis la barre plus haut.
Missile défense: Washington menace de négocier avec d'autres que la Pologne

...
Les Etats-Unis ont prévenu mardi la Pologne qu'ils
pourraient négocier avec d'autres pays le déploiement de leur bouclier
antimissile si leurs négociations avec Varsovie n'avançaient pas, tout
en espérant parvenir à un accord "dans les prochains jours".

"Nous concentrons nos efforts actuellement sur l'obtention d'une réponse
définitive au déploiement suggéré et proposé à la Pologne et nous ne
sommes engagés dans aucune négociation sur un site alternatif parce que
l'objectif est de conclure un accord avec la Pologne", a déclaré M. Casey.
"Mais si pour une raison ou une autre, ces arrangements ne devaient pas
aboutir, je suis sûr que nous chercherions ailleurs", a-t-il prévenu.
Un expert du département d'Etat, John Rood, s'est rendu discrètement en
Lituanie le mois dernier pour voir si Vilnius accepterait que les
Etats-Unis y implantent des intercepteurs dans le cadre leur ambitieux
bouclier antimissile, en lieu et place de la Pologne avec laquelle les
négociations traînent en longueur.
Les Etats-Unis ont le projet d'implanter en Europe centrale à l'horizon
2011/2013 deux éléments du bouclier antimissile destiné à protéger leur
territoire contre d'éventuelles attaques de pays comme l'Iran: dix
missiles intercepteurs, qu'ils aimeraient déployer près de Slupsk dans
le nord de la Pologne, et une station radar en République tchèque.
Entamées en mai 2007, les négociations ont rapidement avancé tant que le
Premier ministre conservateur Jaroslaw Kaczynski était au pouvoir. Mais
le nouveau gouvernement libéral de Donald Tusk, qui a pris ses fonctions
en novembre, a rapidement mis la barre plus haut.

...
RIA Novosti. Les Etats-Unis ont annoncé
mercredi la fin "dans les prochains jours" des négociations avec la
Pologne concernant le déploiement sur son sol de missiles intercepteurs
dans le cadre du bouclier antimissile américain.
"Nous discutons depuis longtemps, et je pense que vous assisterez à la
fin des négociations dans les prochains jours, même si je ne peux pas
dire avec précision si nous en avons encore pour une ou pour deux
semaines, car tout dépend de la vitesse à laquelle se déroulent les
négociations", a affirmé à Washington le porte-parole du département
d'Etat américain, Tom Casey.
Les négociations portant sur le déploiement en Pologne de missiles
intercepteurs américains perdurent en raison de l'intransigeance de
Varsovie qui réclame d'importantes indemnités pour l'installation des
missiles.
M. Casey a souligné que l'administration Bush était toujours déterminée
à installer ses missiles intercepteurs en Pologne et ne négociait cette
mesure avec aucun autre pays. "Nous sommes concentrés sur les
négociations avec les Polonais, et nous ne négocions avec personne
d'autre", a-t-il affirmé.
Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski,
négociateur en chef pour la partie polonaise sur le dossier, avait
déclaré plus tôt que les Etats-Unis menaient des négociations avec
Vilnius sur un éventuel déploiement sur son sol de missiles
intercepteurs américains en cas d'échec des négociations avec Varsovie.
Lors d'un entretien avec le premier ministre lituanien Gediminas
Kirkalas à Washington, le secrétaire américain à la Défense a affirmé
que la Lituanie était une "bonne alternative" à la Pologne pour abriter
des éléments du bouclier antimissile américains, même que les Etats-Unis
ont fini par choisir la Pologne.


04/07/2008
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