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Affaire Trierweiler: un fâcheux rappel de l'affaire du Fouquet's

On attendait de François Hollande, dès ce matin du 13 juin, qu'il désavoue les propos désastreux de sa compagne Valérie Trierweiler ayant contredit le soutien qu'il venait d'apporter, comme d'autres personnalités du parti socialiste, à la candidature de Ségolène Royal.


Or il n'en a rien fait à l'heure où nous écrivons ce texte. Il n'était déjà pas normal qu'en tant que président de tous les Français, il se prononce dans une candidature locale. Il n'était pas normal par ailleurs qu'il ait consenti à Mme Trierweiler un statut et les moyens de travail d'un quasi-chef de cabinet, alors que les seuls titres dont celle-ci pourrait se prévaloir relèvent de sa relation privée avec lui.


Ceci étant, il se devait de rappeler immédiatement et officiellement que vu sa position de fait à l'Elysée, Valérie Trierweiler ne pouvait pas exprimer un choix politique aux conséquences aussi lourdes que celles consistant à compromettre les chances de réélection de Ségolène Royal. Il se devait donc de condamner immédiatement et sans ambiguïté les propos de sa compagne, quitte à mettre en danger la paix de leurs relations. Ne le faisant pas, il confirme les doutes que l'opinion pouvait avoir quant à sa capacité d'arbitrer les différends à l'occasion des futures décisions politiques qui ne manqueront pas de s'imposer.


Les féministes ne pourront pas en ce cas faire valoir que Mme Trierweiler se comporte en personne indépendante puisque précisément elle a fait le choix de bénéficier de tous les avantages du pouvoir que lui confère une position proche de ce qu'au 18e siècle on appelait une favorite. Les adversaires du Président et du gouvernement ne manqueront pas de faire valoir la crainte du fait que, n'ayant pas été rappelée à l'ordre par François Hollande, elle continue à l'avenir de jouer un rôle politique sans aucun titre représentatif pour ce faire, perturbant ainsi des dossiers qui ne manqueront pas d'être difficiles.

L'opposition n'est pas seule à le dire. Cette affaire Trierweiler, comme le montrent les premières revues de la presse internationale, commence à affaiblir la voix de la France. En Europe et dans le monde, le ridicule tue aussi.

13/06/2012
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