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L'Allemagne a-t-elle peur de la concurrence intra-européenne

L'Allemagne affiche au plus haut niveau politique sa volonté d'éviter des retours d'inflation au sein de la zone euro. Les raisons de ce rigorisme semblent particulièrement vertueuses: ne pas retrouver le laxisme budgétaire qui avait marqué les années d'après-guerre et surtout l'avant-guerre, du temps de la république de Weimar.

Dans ce but, elle continue à refuser que les Etats-membres puissent obtenir des prêts de la BCE qui pourraient servir à financer des déficits budgétaires provoqués par un manque de rigueur.

Soit, mais on pourrait envisager que les Etats obtiennent de la BCE des crédits destinés à financer des investissements productifs susceptibles de renforcer l'indépendance économique et technologique de l'Europe. Certes, aucun Etat n'a fait de propositions crédibles en ce domaine, ni montré qu'il serait capable effectivement d'engager des processus vertueux en matière d'investissements.

On peut suspecter cependant qu'au cas où ils le feraient, ils ne seraient pas particulièrement bien reçus par les industriels allemands et l'actuelle majorité CDU qui est très à leur écoute. Ceux-ci ont montré récemment qu'ils n'aimaient guère l'aérospatial ou le nucléaire, domaines d'excellence de la France. Ils n'ont sans doute pas l'intention de favoriser des recherches/développements ou des programmes industriels appuyés par les Etats. Le processus leur susciterait nécessairement des concurrences au sein de l'Union européenne, dans les domaines où ils disposent actuellement de situations dominantes, par exemple le solaire ou l'automobile.

Nous les soupçonnons peut-être ici de noirs desseins qui ne sont pas nécessairement les leurs. Cependant, pour éviter de tels conflits , toujours possibles, il serait hautement utile que les Etats européens s'entendent sur de grands programmes technologiques partagés. Les participations et les modalités de gestion y seraient convenablement répartis. Les opinions pourraient en conclure que l'Union européenne apporterait enfin quelque chose de productif. Qu'attend François Hollande pour faire en ce sens des annonces vraiment audacieuses, à la De Gaulle, pour reprendre l'initiative dans une campagne qui parait lui échapper? 

C'est un tel objectif que poursuivait le projet de Fonds d'investissements stratégiques européens présenté précédemment sur ce site.

25/11/2011
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