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Internet fera-t-il courir des risques physiques majeurs?

On ne sait pas ce qu'il en sera au sein des démocraties européennes, dans la perspective fort possible où les intérêts criminels de toutes sortes les auront corrompues. Mais c'est déjà le cas au Mexique, devenu l'un des Etats les plus dangereux du monde pour la libre expression démocratique.


Beaucoup de journalistes luttant – tant bien que mal – contre les gangs et leurs complices dans les administrations l'ont déjà payé de leur vie. Mais maintenant c'est le cas de ceux qui utilisent Internet pour mobiliser l'opinion publique contre les gangs.

Le site américain Danger Room signale l'exécution après des tortures sauvages de deux personnes qui travaillaient pour un site engagé dans la dénonciation des violences des cartels, et pour cette raison ciblés par des liquidateurs qui ne prennent même pas la peine de se cacher.

Notre confrère et ami Philippe Grasset écrit à ce sujet sur son propre site De Defensa (nous résumons) : « De nombreux journalistes « papier » ont été menacés, kidnappés, exécutés, de nombreux journaux ont dû cesser toute activité du fait des cartels dont ils dénonçaient l'activité. L'exécution des deux victimes appartenant à un site militant dans la lutte contre les trafics est donc révélatrice. Les cartels jugent que l'activité d'Internet (les “réseaux sociaux”) est devenue suffisamment nuisible à leurs activités pour que les sites impliqués méritent d'être considérés comme un ennemi d'une force au moins équivalente à la presse conventionnelle, et peut-être d'une force supérieure. Il s'agit bien de la confirmation du statut d'Internet, de la façon la plus cruelle et la plus barbare. C'est une des marques paradoxales mais néanmoins complètement révélatrices de cette époque qui se voudrait la plus civilisée et la plus avancée ».

Ajoutons pour notre part que les technologies d'aujourd'hui permettent sans trop de difficultés de connaître ceux qui fréquentent un site et pas seulement ceux qui s'y expriment. Dans les pays autoritaires, les gouvernements et leurs agences ne se privent pas de recourir à ce traçage, quand il s'agit d'identifier dans l'oeuf les contestations internes.

Dans des pays comme le Mexique où les gangs ont accès aux administrations et aux services de télécommunications, il est probable qu'ils le font déjà largement. C'est ainsi que des sociétés toutes entières verseront dans une nouvelle forme de barbarie.
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19/09/2011
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