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Le projet de grand marché commun transatlantique: moins mort que jamais

Depuis quelques années, sous ce concept apparemment sympathique, s'exerce une entreprise visant à mettre totalement l'Europe sous le contrôle des intérêts économiques et politiques américains.


L'idée serait d'accroitre encore la dérégulation qui s'impose déjà aux Etats européens et aux entreprises, pour les soumettre sans aucune protection d'aucune sorte à la concurrence des entreprises américaine, dans un cadre réglementaire et juridique américain. Il est bien évident en effet que, le pot de fer américain l'emportant sur les divers pots de terre européens, ceux-ci se retrouveraient sans moyens de défense face à d'éventuels concurrents.

Comme toujours, de telles opérations de conquête par l'intérieur font l'objet d'un intense lobbying, financé par l'Amérique (cherchez par qui) et visant des responsables européens de tous bords. Les plus sensibles à ce lobbying sont les membres du Parti populaire européen (PPE), actuellement majoritaire au Parlement de Strasbourg.

Ainsi on apprend (Agence Europe AEFR, 18 juillet) qu'une délégation de ce parti, en visite aux Etats-Unis du 10 au 14 juillet 2011 et présidée par Joseph Daul, a fortement plaidé pour la poursuite de la mise en place de ce grand marché transatlantique. Joseph Daul est membre de l'UMP; il est député européen et préside le groupe du PPE depuis 2007. La délégation a été chaleureusement reçue par le président du Congrès américain, Joe Boehner, par Christine Lagarde pour le FMI et par le National Security Council (au prétexte de la lutte contre le terrorisme).

On voit bien ce que les entreprises américaines pourraient gagner à envahir comme chez elles l'espace économique européen. On voit mal au contraire ce qu'y gagneraient les exportateurs européens. Il convient de méditer le sort fait à EADS dans l'appel d'offre visant le contrat géant des avions ravitailleurs de l'US Air Force. Ce fut finalement Boeing qui obtint le contrat, au terme de multiples interventions politiques, alors qu'il était le moins performant et le plus cher. Aujourd'hui, Boeing fait valoir qu'il ne pourra pas tenir les pris annoncés et que ceux-ci devront être relevés. Bel exemple de concurrence libre et non faussée. http://www.spacewar.com/reports/Cost_of_Boeings_US_Air_Force_contract_could_overrun_report_999.html


Que l'on se rassure. Les membres du PPE ne sont pas les seuls à céder aux sirènes américaines. Les autres partis présents au Parlement européen sont aussi ciblés avec succès, sans compter les innombrables fonctionnaires européens pouvant jouer un rôle en faveur de cette noble entreprise.


19/07/2011
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