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Mixité à l'école. Capitulation de la République devant les communautarismes

Ce que ni Bruxelles ni le Parlement français ni sans doute Nicolas Sarkozy ne veulent reconnaître, c'est qu'en donnant suite aux revendications les plus archaïques des religions concernant le refus de la mixité à l'école, ils encouragent les formes combattantes de ces religions, soutenues par les pétro-dollars en ce qui concerne l'islam, à poursuivre leur entreprise de conquête par l'intérieur des institutions européennes.

Les mesures contre les discriminations adoptées le 15 mai 2008  par le Parlement français  font craindre aux syndicats d'enseignants et de parents d'élèves une remise en cause de la mixité scolaire. Le texte en question définit les garanties accordées aux victimes de discriminations et  aborde la question de la protection contre d'éventuelles rétorsions envers les témoins d'une discrimination, ainsi que l'égalité professionnelle hommes/femmes.

Ce texte aurait été prétendument rédigé sous la pression de Bruxelles ( ?) qui, pour trois de ces directives, avait engagé contre la France une procédure en manquement, à moins de trois mois de la présidence française de l'Union.  Parmi ces directives, une disposition précise stipule que "le principe de non-discrimination fondée sur le sexe (...) ne fait pas obstacle à l'organisation d'enseignements par regroupement d'élèves en fonction de leur sexe".

C'est cette disposition qui soulève l'inquiétude, non seulement chez les syndicats d'enseignants et des parents d'élèves, mais chez tous ceux estimant que la mixité à l'école, voire la laïcité, sont désormais menacées. Ceci d'autant plus que les « pressions » de Bruxelles  seraient beaucoup moins comminatoires qu'indiquées. Elles seraient indicatives.  L'empressement mis par la majorité parlementaire de droite au Parlement français à obtempérer montre surtout que l'offensive, entreprise depuis plusieurs mois par le président français Sarkozy contre la laïcité se poursuit. Il s'agit ici d'enlever à l'école publique une de ses propriétés les plus importantes, ne pas faire de distinction entre les élèves, que ce soit en fonction de leur sexe, de leur religion ou  de leur appartenance ethnique.  Elle institutionnalise le droit des communautés intégristes à revendiquer au sein des institutions publiques, écoles, stades, hôpitaux, des traitements particuliers en fonction du sexe et de la religion.

Comme l'ont montré certains historiens, il s'agit de la part du gouvernement d'une  fausse concession aux ressortissants de la religion musulmane. La colonisation s'est pendant un siècle et demi accompagnée d'un prétendu respect à l'égard des institutions religieuses les plus archaïques, destiné à faire passer l'exploitation économique. Un certain mépris s'y  exprime. « Qu'ils abaissent leurs filles et leurs femmes si cela leur fait plaisir, c'est leur affaire. Plus ils resteront arriérés, mieux nous nous porterons ».

Refuser la mixité est d'autant plus à contresens des exigences de l'élévation du niveau scolaire que toutes les études montrent que les filles travaillent beaucoup mieux dans les classes mixtes, notamment quand elles sont issues de milieux dits défavorisés. Ceci parce qu'elles veulent absolument se distinguer et s'élever. C'est le cas de l'enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Le succès rencontré à Cannes par le film « Entre les murs », présentant une classe où la mixité s'épanouit, donne toute sa portée à l'application quotidienne de ce principe dans les établissements d'enseignements.

28/05/2008
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Tribunaux français ou tribunaux islamiques
29/05/2008 15:27:14 | Par : J. Courbet
On voit ce qui arrive lorsque les institutions de la république s'inclinent devant les communautarismes les plus arriérés. En avril dernier, le tribunal de grande instance de Lille a invalidé un mariage "pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint" après la requête déposée par le mari, musulman comme sa femme. Celle-ci avait prétendu être vierge puis a reconnu ne pas l'avoir été. Elizabeth Badinter s'indigne.
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