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17/02/2021. Le pillage des jeunes entreprises innovantes françaises

Ce pillage est le fait de firmes américaines plus puissantes. Il se poursuit et s'amplifie sous la présidence d'Emmanuel Macron.

La loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), est une loi présentée sous le gouvernement d'Edouard Philippe auquel participait Emmanuel Macron. Elle est destinée entre autres à aider les entreprises françaises innovantes.

Aujourd'hui plus que jamais, il convient de s'interroger sur son utilité. Ainsi la firme américaine Tenable Holdings spécialisée dans la détection des vulnérabilités des réseaux d'entreprise (Cyber Exposure) a annoncé le 10 février le rachat pour 98 millions de dollars du français Alsid. Créée en 2016, cette start-up était dépeinte comme l'«une des plus belles success stories du secteur cyber français». En effet, Alsid est le spécialiste du marché de la sécurité.

Dans le même temps, le 11 février, soit le lendemain même de l'annonce du rachat d'Alsid, l'entreprise informatique new-yorkaise Datadog achetait la française Sgreen spécialiste de la surveillance des infrastructures cloud et conteneurisées. Plus tôt en juin 2019, Sentryo, start-up lyonnaise pionnière dans la cybersécurité pour l'Internet des objets industriels, était rachetée par l'américain Cisco Systems.

La responsabilité de ces rachats incombe en premier lieu aux propriétaires de ces entreprises, pour lesquels être achetés par un géant américain est une promotion qui leur fait perdre tout sens de l'intérêt national. Cependant ils auraient pu être rappelés à la raison par Emmanuel Macron, surtout si celui-ci leur avait apporté quelques unes des aides prévues par la loi PACTE. Mais apparemment Emmanuel Macron regardait ailleurs.

Rappelons que, selon la loi PACTE, la cession des participations de l'État dans de grandes entreprises (Renault, Thales, Engie) ainsi que la vente de la Française des Jeux et Aéroports de Paris devait générer 10 milliards de liquidités destinés à «sanctuariser l'innovation de rupture» et financer des «projets à forte intensité technologique». 

17/02/2021
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