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15/02/2021 Le futur « télescope géant » européen

La mise en service prévue pour 2025 du « Télescope géant européen » qui sera le plus grand télescope optique terrestre du monde, devrait permettre aux Européens de se repositionner en tête dans la course à la connaissance de l'univers profond.

Rappelons que l'observatoire spatial américain James Webb Telescope devrait être lancé fin 2021. Il sera le successeur de l'observatoire spatial Hubble qui a déjà révolutionné l'image que l'on se faisait de l'Univers. Ce télescope orbitera à 1,5 million de kilomètres de la Terre du côté opposé au Soleil. Son lancement avait été retardé plusieurs années, du fait notamment de son coût estimé à 9 milliards de dollars. Il sera lancé le 31 octobre prochain à bord d'une fusée Ariane 5, de l'ESA.

Ensuite devrait être mis en service un télescope tout différent, le Square Kilometre Array , télescope optique terrestre constitué de plusieurs réseaux interférométriques dans les longueurs d'onde métriques et centimétriques qui seront répartis sur une surface collectrice estimée à 1 km2 et situés en Afrique du Sud et en Australie.

Ces deux télescopes seront financés par la NASA américaine, avec quelques participations européennes. LEurope proprement dite risquait de prendre du retard. Le Télescope géant européen lui permettra de reprendre la course en tête. 

Il sera situé au nord du Chili, sur le Cerro Armazones, dans le désert d'Atacama, à plus de 3 000 mètres d'altitude. Les premiers équipements ont été installés en mai 2017. Il devrait pouvoir faire ses premières observations en 2025. Il succèdera à l'actuel Very Large Telescope (VLT) européen qui aurait besoin d'être modernisé.

Le Télescope géant européen – Extremely Large Telescope (ELT)  disposera d'un miroir principal (ou réflecteur) de 40 m de diamètre. Plus la surface d'un miroir est grande, plus celui-ci collecte de lumière et plus il rend visibles des objets faiblement lumineux. Grâce à ce miroir, l'ELT pourra collecter à lui seul plus de lumière que tous les grands télescopes terrestres actuels réunis. Comparé à son prédécesseur, le VLT, il permettra aux astronomes d'accéder à des objets vingt-cinq fois moins lumineux. Partant du principe que la brillance d'un objet décroît avec le carré de la distance qui nous en sépare, dire qu'un objet est vingt-cinq fois moins lumineux qu'un autre revient donc à dire qu'il se situe cinq fois plus loin. Autrement dit, l'ELT va multiplier par cinq la taille de l'Univers observable.

Les chercheurs pourront obtenir des images directes de planètes rocheuses  telles que la Terre se trouvant dans un rayon de plus de vingt-cinq années-lumière. Certaines pourraient évoluer dans la “zone d'habitabilité” de leur étoile, telle que le fait la Terre par rapport au Soleil – permettant l'existence d'eau liquide en surface. Ceci fait, les chercheurs pourront alors analyser leur atmosphère et détecter la présence éventuelle de gaz nécessaires à la vie. 

Par ailleurs, l'ELT permettra de mieux étudier des astres datant de la première enfance de l'Univers. Une période en particulier sera intéressante : la fin des Âges sombres, 400 000 ans à 400 millions d'années après le Big Bang. qui marque le passage au début de l'Ère stellaire, autrement dit, le passage d'un univers primordial uniformément baigné d'un rayonnement chaud et brillant, à un univers permettant l'apparition de la première génération d'étoiles.

15/02/2021
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