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10/01/2021. Nouvelles perspectives pour les réseaux d'Intelligence Artificielle IA

L'Intelligence Artificielle (IA) repose sur des réseaux de neurones et de synapses artificiels qui simulent le comportement des neurones et des synapses que l'on retrouve presque à l'identique, mais avec des tailles et performances différentes, chez tous les animaux ayant acquis des cerveaux au cours de l'évolution . On dit que ces réseaux d'IA sont  « neuromorphiques » .

Ils sont loin de la complexité du cerveau humain dont le cortex supérieur siège des fonctions évoluées telles que l' « intelligence » comporte quelques 10 milliards de neurones et un nombre de synapses (zones de contact entre neurones) de cent à mille fois supérieur. Cependant le plus complexe de ces réseaux d'IA contient jusqu'à 100 millions de neurones artificiels. La progrès va vite en ce domaine. Une telle performance était inimaginable il y a seulement 10 ans.

On peut reproduire leur fonctionnement, afin de mieux l'étudier, soit sur ordinateur, soit avec des composants électroniques reproduisant neurones et synapses biologiques, assemblés en « neuroprocesseurs ».

L'article référencé ci-dessous indique que désormais les approches matérielles et logicielles sont compatibles et peuvent être conjuguées. Il en résultera des possibilités considérablement augmentées en matière d'IA. Les techniques d'IA dites deep learning, ou « apprentissage profond » pourront devenir considérablement plus ambitieuses.

On cite à cet égard le programme conversationnel (logiciel) dit « GPT-3 » . Il repose sur le plus grand réseau de neurones et de synapses artificiels jamais construit. Il possède 175 milliards de synapses, et nécessite une puissance de calcul considérable constituée de 295 000 processeurs qui consomment une puissance électrique de plusieurs mégawatts, c'est-à-dire équivalente à la puissance consommée par une ville de plusieurs milliers d'habitants.

A plus petite échelle, les circuits intégrés dits « puces électroniques » les plus récents, tels que proposées par le projet européen Human Brain ou par le projet  TrueNorth d'IBM associent un million de neurones et 256 millions de synapses répartis en 4000 sous ensembles intégrés dits cœurs neuromorphiques reliés entre eux par un réseau de communication interne. Leur fonctionnement peut être programmable grâce à des applications logicielles.

Inutile de préciser que ces nouveaux développements en IA sont très largement financés, notamment aux Etats-Unis, par les industries de l'armement.

Référence 

https://theconversation.com/dans-le-cerveau-cache-de-lintelligence-artificielle-151887

 

10/01/2021
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