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09/01/2021 Un Airbus du climat

Comment trouver de nouvelles ressources pour lutter contre le réchauffement climatique

Ce terme d'Airbus du climat vient d'être proposé par des salariés de l'industrie aéronautique menacés de licenciement du fait de la baisse prévisible des commandes d'appareils dans les prochaines années.

Dans l'immédiat, la crise économique mondiale due à l'épidémie de coronavirus se traduit par une diminution considérable des ventes. Le marché du transport aérien, notamment sur les longues distances, est durablement impacté. A terme, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique fera que le tourisme aérien perdra une grande partie de son intérêt. Des formes de tourisme de proximité, n'exigeant pas nécessairement le recours à l'avion, seront sans doute de plus en plus préférées.

Le projet d'Airbus du climat propose que les crédits, le plus souvent publics, actuellement consacrés au sauvetage de l'industrie aéronautique, soient affectés à des consortiums d'industriels européens qui investiraient dans de nouvelles industries destinées à lutter contre le réchauffement climatique. Ils le feraient dans le cadre d'un nouveau Groupement d'Intérêt Economique européen qui prendrait ce nom d'Airbus du climat.

Ce GIEE s'intéresserait en priorité au secteur des industries dites « vertes », qui ne font pas appel au pétrole et qui proposent en priorité des activités et des produits considérés comme non polluants destinés à remplacer les processus actuels de production. Mais il devrait faire plus. Il devrait imaginer des modes radicalement différents d'habitat et de production, faisant appel aux énergies nouvelles, soleil, vents, marées. Dans le domaine du transport routier, le remplacement progressif des moteurs à explosion par des moteurs faisant appel dans un premier temps à l'énergie électrique ou ultérieurement à d'autres sources telles que l'hydrogène dit "vert" offrira des marchés considérables. 

Il en sera de même dans des pays tels que la France qui font déjà un large appel aux énergies nucléaires. 

En matière de consommation, il  conviendrait de proposer par exemple des viandes de synthèse, très proches de la viande naturelle provenant de l'élevage, mais évitant les coûts environnementaux considérables résultant de celui-ci. Ces activités s'étiolent activement, faute de ressources et de commandes.

Il conviendra d'aller plus loin. Les technologies très diversifiées et souvent très innovantes consacrées à la production et à la diversification des industries aéronautiques trouveraient des marchés considérables si l'exploration et l'exploitation sécurisée des fonds océaniques profonds bénéficiaient de plus de ressources humaines et de crédits. Il en serait de même dans le domaine spatial avec la réalisation de satellites de moins en moins encombrants et dangereux. N'évoquons pas l'exploration de la Lune à grande échelle qui ne devrait pas être envisageable avant une trentaine d'années, mais qui sauf catastrophe finira par se faire.

Dans tous ces domaines, les industries européennes sont actuellement durement concurrencées par leurs homologues américaines, russes et chinoise. Un projet d'Airbus du climat, convenablement mené, devrait leur apporter de nouvelles ressources. Mais peut-être faudrait-il lui donner un autre nom, moins restrictif ou plus attractif? 

 

09/01/2021
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