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De nouvelles pandémies prévisibles dans les prochaines années.

Selon les infectiologues, celles-ci devraient être analogues à l'actuelle, due au Covid-19, voire plus mortelles.

Cependant les gouvernements, préoccupés par la lutte contre celle-ci, ne se sont pas suffisamment interrogé sur les causes ayant provoqué son apparition, ni envisagé de programmes permettant d'éviter l'apparition de futures pandémies.

C'est ce que dénoncent les scientifiques ayant participé au dernier rapport de l'IPBES, référencé ci-dessous. L'IPBES est un organisme multinational encore trop peu connu. Son nom complet est Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la diversité et les services écosystémiques.

« Des pandémies plus fréquentes, plus mortelles et plus coûteuses sont à prévoir », écrivent les scientifiques de l'IPBES, qui dénombrent entre 631 000 et 827 000 virus actuellement présents dans la nature susceptibles d'infecter les humains. Pour échapper à ce qu'ils nomment l' « ère des pandémies », ces experts issus de diverses disciplines et de 22 pays différents expliquent qu'un « profond changement d'approche » est nécessaire. Ils mettent en accusation « la manière dont nous utilisons les terres, l'expansion et l'intensification de l'agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durable ». Or plus de 70 % des maladies émergentes sont causées par des microbes présents chez les animaux qui se propagent par contact entre animaux sauvages, bétail et être humains.

Dans ce contexte, écrivent les chercheurs réagir aux maladies par la conception et la distribution rapides de nouveaux vaccins et de nouvelles thérapies constitue « un chemin lent et incertain », coûtant des dizaines de milliards de dollars chaque année. Or le coût de la prévention des pandémies pourrait selon eux être très inférieur.

Dans ce but, en quoi consisterait la démarche nécessaire? On citera

Intégrer, dans tous les projets d'aménagement du territoire, des évaluations de l'impact en termes de maladies émergentes, créer des labels pour des produits non dépendants de terres agricoles prises sur des écosystèmes naturels, cesser de faire commerce d'animaux sauvages  dont la survie est indispensable à la préservation de ces écosystèmes, créer des taxes sur la production de bétail afin de réduire l'expansion d'un élevage éminemment destructeur.

Aujourd'hui, malheureusement, il est douteux que de telles politiques puissent être envisagées par les gouvernements, compte-tenu de l'opposition des divers intérêts concernés. 

Référence

https://ipbes.net/sites/default/files/2020-11/20201028%20IPBES%20Pandemics%20Workshop%20Report%20Plain%20Text%20Final_0.pdf

Note

Rappelons que l'actuelle pandémie serait née d'un virus manipulé dans un laboratoire chinois qui se serait échappé à la suite d'une erreur. . La première précaution ne serait-elle pas de cesser ce type d'expérience?

15/11/2020
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