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Faut-il envisager de ne pas rembourser la dette publique ?

Nul ne peut nier les effets destructeurs de l'actuelle pandémie sur les économies occidentales.

De nombreuses entreprises productives sont obligées de fermer, faute de clients ou de main-d'œuvre. Ces fermetures accroissent les taux de chômage qui étaient déjà importants vue l'importance de la récession précédente.

Pour combattre ces effets, les Etats se voulant les plus libéraux, c'est-à-dire les plus favorables au capitalisme privé, font appel à des dispositifs de chômage partiel, au système des prêts garantis, ou encore à des plans de relance visant un certain nombre de secteurs considérés comme essentiels pour un retour à un minimum de croissance. Mais il s'agira là que d'une survie artificielle. Elle se traduira par une augmentation considérable de la dette publique.

Or rembourser celle-ci, même si cela se fait en plusieurs dizaines d'années, ne sera possible qu'en augmentant les impôts, notamment ceux portant sur les particuliers et les très petites entreprises. De plus, elle rendra illusoire les possibilités qu'auraient les Etats de procéder eux mêmes aux grands investissements d'avenir qui leur permettraient de lutter efficacement contre les effets à long terme de l'actuelle crise sanitaire ou contre de futures pandémies considérées par les épidiémiologues comme inévitables.

Ces investissements concerneraient en particulier le renforcement des équipements sanitaires et de santé, la mise en place d'infrastructures permettant le télétravail et l'aide aux entreprises qui transformeraient en ce sens leurs moyens de production. Comme le télétravail comporte lui-même des inconvénients sur les psychologies, il conviendrait aussi de généraliser des aides aux productions comportant un appel au présentiel, ceci sous une forme où il n'est pas seulement indispensable mais générateur de nouveaux types d'activités économiques ou scientifiques.

Par ailleurs, quitte à s'endetter, les Etats devraient décider d'investir dans des formes de développement que les entreprises financières négligent voire combattent. Il s'agirait en priorité de financer les laboratoires universitaires ou privés dédiés à la recherche scientifique fondamentale et appliquée. Les domaines possibles de telles recherches paraissent illimités. Toutes les sciences sont concernées. Leur retombées en termes d'emploi pourraient être immédiats, compte tenu de demandes sociétales qui seront de plus en plus importantes.

Mentionnons aussi parmi les domaines concernés l'Intelligence Artificielle dite de dernière génération, la mise en place dans l'espace circumterrestre de satellites destinés à accomplir toutes les tâches trop coûteuses ou impossibles quand elles se limitent aux équipements terrestres. Très vite, il faudra considérer également, même si le terme fait peur, la biologie dite de synthèse ou artificielle ainsi que la réalisation d'automates capables de performances inaccessibles aux humains.

Enfin, comme les pays occidentaux sont aujourd'hui soumis à des offensives de plus en plus sophistiquées de ce que l'on nomme l'Islamisme radical, il faudra sans attendre financer des moyens de protection contre le terrorisme mais aussi de lutte contre la guerre psychologique menée en permanence par ce dernier, en priorité dans les Etats européens, au premier plan desquels se trouve la France laïque et républicaine.

Or le capitalisme financier international ne s'intéresse pas à tous ces secteurs. Il n'y a donc pas urgence à rembourser les emprunts contractés auprès de lui par des Etats. Si sous prétexte de sanction les banques et autres entreprises financières décidaient de ne plus prêter à ces Etats, il faudrait se passer de leurs bons services.

Les nombreux domaines d'investissements évoqués ci-dessus rapporteraient suffisamment de valeur ajoutée aux Etats pour qu'ils puissent s'acquitter eux-mêmes y compris parfois dans un relativement court terme, des dettes qu'ils auront contractées pour les financer.

 

 

12/11/2020
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