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L'abondance des coronavirus

Il existe quatre genres de coronavirus identifiés à ce jour. On distingue principalement les genres alphacoronavirus  et betacoronavirus. Tous deux empruntent des gènes au génome de la chauve-souris.

Les virologues s'intéressent aujourd'hui principalement au SAD COV-19 responsable de l'actuelle pandémie dite COVID 19 qui est un betacoronavirus. On connait six autres souches de betacoronavirus qui causent des maladies chez l'homme. Quatre d'entre elles n'entraînent que des symptômes respiratoires mineurs et deux  autres ont été associées à des maladies plus graves et parfois mortelles, soit le syndrome respiratoire aigu sévère (CoV-SRAS)  identifié en 2003 et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (CoV-SRMO)  identifié en 2012.

Mais l'on étudie désormais les alphacoronavirus qui pourraient affecter gravement l'humain. Une nouvelle étude parue dans PNAS du 12 octobre dernier montre que le SADS-CoV, coronavirus du syndrome de la diarrhée aiguë porcine, n'était pas, comme on le croyait jusqu'à présent, inoffensif pour l'Homme.

Les chercheurs de North Carolina responsables de l'étude sont parvenus à infecter des cellules humaines (du poumon, du foie, des voies respiratoires et de l'intestin) avec le SADS-CoV. Le professeur d'épidémiologie Ralph Baric qui a dirigé cette étude prévient que les alphacoronavirus pourraient s'avérer être une menace encore plus importante pour la santé humaine, étant donné leur capacité à passer rapidement du porc à l'homme. Découvert chez le porc en 2016 en Chine, le SADS-CoV entraîne chez ces animaux une gastro-entérite aiguë. Sa mortalité dépasse les 90 % chez les porcelets de moins de 5 jours.

Peut-on espérer que ce nouveau coronavirus restera strictement confiné en laboratoire ?

Référence

12 octobre 2020
Swine acute diarrhea syndrome coronavirus replication in primary human cells reveals potential susceptibility to infection

 https://www.pnas.org/content/early/2020/10/06/2001046117

Significance

The emergence of new human and animal coronaviruses demand novel strategies that characterize the threat potential of newly discovered zoonotic strains. We synthetically recovered recombinant wild-type and derivative swine acute diarrhea syndrome coronaviruses (SADS-CoVs) that express indicator genes and characterized their growth, macromolecular biosynthesis, and replication efficiency in a variety of mammalian cell lines, including primary human cells. The data demonstrate that SADS-CoV has a broad host range and has inherent potential to disseminate between animal and human hosts, perhaps using swine as an intermediate species.

Abstract

Zoonotic coronaviruses represent an ongoing threat, yet the myriads of circulating animal viruses complicate the identification of higher-risk isolates that threaten human health. Swine acute diarrhea syndrome coronavirus (SADS-CoV) is a newly discovered, highly pathogenic virus that likely evolved from closely related HKU2 bat coronaviruses, circulating in Rhinolophus spp. bats in China and elsewhere. As coronaviruses cause severe economic losses in the pork industry and swine are key intermediate hosts of human disease outbreaks, we synthetically resurrected a recombinant virus (rSADS-CoV) as well as a derivative encoding tomato red fluorescent protein (tRFP) in place of ORF3. rSADS-CoV replicated efficiently in a variety of continuous animal and primate cell lines, including human liver and rectal carcinoma cell lines. Of concern, rSADS-CoV also replicated efficiently in several different primary human lung cell types, as well as primary human intestinal cells. rSADS-CoV did not use human coronavirus ACE-2, DPP4, or CD13 receptors for docking and entry. Contemporary human donor sera neutralized the group I human coronavirus NL63, but not rSADS-CoV, suggesting limited human group I coronavirus cross protective herd immunity. Importantly, remdesivir, a broad-spectrum nucleoside analog that is effective against other group 1 and 2 coronaviruses, efficiently blocked rSADS-CoV replication in vitro. rSADS-CoV demonstrated little, if any, replicative capacity in either immune-competent or immunodeficient mice, indicating a critical need for improved animal models. Efficient growth in primary human lung and intestinal cells implicate SADS-CoV as a potential higher-risk emerging coronavirus pathogen that could negatively impact the global economy and human health.

 

 

24/10/2020
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