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Ils ne passeront pas.

Après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a annoncé lundi 19/10 sur Europe 1 plusieurs opérations de police en cours et des contrôles renforcés pour 51 associations. Il compte également proposer la dissolution en Conseil des ministres de plusieurs structures, telles que le CCIF ou Barakacity.

Voir pour détails Europe1.fr
 

On lit dans Le Figaro du même jour : Des opérations de police sont menées depuis lundi 19 octobre et se poursuivront dans les prochains jours contre «des dizaines d'individus» de la mouvance islamiste, a annoncé le ministre de l'Intérieur. Ces opérations, décidées à la suite du Conseil de défense tenu dimanche, ne ciblent pas des individus «en lien forcément avec l'enquête» sur l'assassinat de Samuel Paty mais visent à «faire passer un message : pas une minute de répit pour les ennemis de la République», a dit Gérald Darmanin sans donner plus de précisions ».

La veille, dans une vidéo largement diffusée, Emmanuel Macron, qui préside la République, avait affirmé après s'être rendu sur les lieux, qu'« Ils ne passeront pas ». Rappelons que cette phrase, en espagnol ¡No pasarán!, avait été prononcée par les militants de la Seconde République espagnole (1936-1939) en lutte contre les insurgés nationalistes commandés par Franco .L'expression est énergique, mais est-il judicieux de la reprendre lorsque l'on sait que les républicains espagnols faute de moyens suffisants, n'avaient pu empêcher de passer les franquistes, ceci dans l'indifférence totale de la France.

Il est évident que dans des opérations de police en cours, les autorités publiques ne peuvent dévoiler leurs intentions. Cependant, face aux Français qui constatent tous les jours la montée du terrorisme islamique et le manque de réaction de ces mêmes autorités, un doute profond s'est installé. Ceci ne sera pas sans conséquences sur les citoyens musulmans français ou immigrés. Un très petit nombre de ceux-ci, qu'ils soient très jeunes ou plus âgés, céderont aux appels au meurtre que diffusent en permanence un certain nombre de « réseaux sociaux ».

Ceux qui en France, y compris au sein de l'Etat, proposent de censurer Internet notamment en obligeant les « plates formes » (toutes américaines) à appliquer des consignes en ce sens, montrent leur profonde ignorance de la société où nous vivons. Ainsi les organisations islamiques CCIF ou Barakacity, à peine dissoutes, reparaîtront sous une autre forme.

De même proposer une mobilisation générale de la nation comme celle décidée le 2 août 1914 à la veille de la 1e guerre mondiale est certes bien intentionné et pourra rassurer quelques esprits inquiets face à l'inaction des pouvoirs publics. Mais le terme fera rire. L'ennemi est partout et pénètre en profondeur toutes les couches et les institutions sociales. Ce qui n'était pas le cas, sauf exceptions, en 1914

Ceci ne veut pas dire que le gouvernement français devrait renoncer à toute défense, mais il devra au plus vite se donner les moyens considérables, en termes de personnels et budgets, pour commencer à obtenir quelques résultats.

19/10/2020
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