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La Résistance en France

Dans son émission Répliques du 17/10 consacrée à « La Résistance dans la mémoire nationale » Alain Finkelkraut a donné la parole à François Azouvi, auteur du livre "Français, on ne vous a rien caché : la Résistance, Vichy, notre mémoire"

A cette occasion il a été, entre autres questions, discuté de la façon dont la Résistance avait été perçue par les Français durant l'occupation allemande de 1940-1945. Curieusement, lors de l'émission, il n'a pas été rappelé le fait que les Français de l'époque, dans la mesure où ils avaient été informés de l'existence de la Résistance, notamment par Radio Londres, dans l'émission "Les Français parlent aux Français" ont dans leur très grande majorité considéré que la Résistance était le fait de quelques illuminés recrutés en France par la propagande socialo-communiste.

Ceci n'a rien d'étonnant dans la mesure où les faiseurs d'opinion de cette époque étaient les représentants des classes sociales les plus riches. Ils considéraient que l'Allemagne nazie les protégeait du retour du Front Populaire de 1936. Beaucoup de Français, qu'ils soient obligés ou volontaires, avaient d'ailleurs continué à travailler en France pour des entreprises collaborant avec l'industrie militaire allemande. La plupart des patrons de l'époque, même ceux qui l'auraient pu, n'ont pas envisagés de « saboter » la production, et moins encore de prendre le maquis, selon l'expression de l'époque.

Faut-il rappeler que le grand patronat avait mis en place en 1936 la Confédération générale du patronat français (CGPF) à qui avait succédé à la fin de la guerre le Conseil National du Patronat Français, (CNPF). Le grand patronat du CGPF avait considéré pendant tout la durée de l'occupation allemande que celle-ci les protégeait d'un retour du Front Populaire.

Aujourd'hui, il en est de même des représentants du grand capital en France, au sein du CNPF devenu en 1998 MEDEF (Mouvement des Entreprises de France). Ils considèrent que se soumettre plus ou moins complètement à l'emprise des grandes entreprises américaines, plutôt que mettre en place des entreprises françaises plus autonomes, qu'elles soient publiques ou privées, est pour elles une nécessité vitale.

 

17/10/2020
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