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Les Etats-Unis, superpuissance spatiale ?

Les Etats-Unis, s'ils sont en difficulté sur d'autres terrains, peuvent être considérés comme dominant encore le domaine de l'espace, espace orbital ou espace profond, ce dernier incluant en toute première priorité la Lune.

Aujourd'hui ils préparent activement l'exploitation de celle-ci, puis à terme de Mars, des comètes et des astéroides pouvant présenter un intérêt économique. Mais ils ne veulent pas y aller seuls. Ils ont annoncé le 13 octobre 2020 la signature du traité Artemis. Il marque les contours de l'exploitation de la Lune et de ses ressources.

Huit pays sont signataires : les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, le Japon, l'Italie, le Royaume-Uni, le Luxembourg et les Emirats arabes unis. La Russie et la Chine n'ont pas été invitées à se joindre au programme. Il n'est pas certain qu'ils l'aient accepté, voulant conserver leur autonomie de ce domaine. On notera également avec intérêt l'absence de la France.

Les accords Artemis déterminent selon le texte les principes de coopération pour l'exploration et l'usage dans le domaine civil de la Lune, de Mars, des comètes et des astéroïdes à des fins pacifiques. Ils sont fondés sur des objectifs d'intérêt général tels que l'exploration pacifique, le partage des données scientifiques, la transparence, la préservation du patrimoine spatial, l'élimination des débris orbitaux. Ils devront éviter les activités conflictuelles. Le document annonce également la construction d'une base lunaire baptisée «Gateway», servant à l'exploration de la Lune.

Dmitri Rogozine, président de Roscosmos, l'agence spatiale russe, a exprimé ses inquiétudes. Selon lui, les accords Artemis seraient trop «américano-centrés» pour que la Russie les intègre. Il a déjà décrit le projet d'exploitation de la Lune comme une «invasion» et exprimé sa réticence face à la politisation d'un satellite censé n'appartenir à personne depuis 1967, année de la signature du Traité de l'espace. Dmitri Rogozine a comparé la domination des Etats-Unis dans le traité Artemis  à celle qu'ils exercent au sein de l'Otan.

Rappelons que la Russie et la Chine envisagent de bâtir ensemble leur propre base sur la Lune. Mais ce projet est encore à un stade embryonnaire.

15/10/2020
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