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Le fanatisme islamique fait désormais la loi au Pakistan

Le Pakistan est généralement considéré en Europe comme un océan de paix aux frontières d'une Afghanistan dévastée par les affrontements entre Occidentaux et Talibans depuis vingt ans. Mais ce serait une erreur de le croire.

Le Pakistan, capitale Islamabad, est un Etat situé entre l'Iran, l'Afghanistan et l'Inde. Environ 96% des Pakistanais pratiquent l'Islam, en grande majorité l'Islam sunnite. Or le Pakistan est aujourd'hui le lieu de violences sectaires visant les minorités chiites, les Chrétiens, les Hindous et les membres d'une secte dite Ahmadisme

Le gouvernement, l'armée et les différentes administrations publiques se sont alignés sur les Islamistes radicaux qui prétendent qu'Allah leur commande de combattre les autres minorités religieuses, tant que celles-ci n'auront pas reconnu la loi islamique qu'ils se disent seuls à représenter. Combattre est à prendre au pied de la lettre, c'est-à-dire tuer.

En juillet-août dernier quatre citoyens pakistanais représentants ces minorités ont été tués par des individus se revendiquant comme sunnites, sans en être en rien empêchés par la police et l'armée. Des dizaines d'autres sont actuellement emprisonnés, attendant d'être jugés et sans doute condamnés à de lourdes amendes et peut-être à mort en fonction du code pénal pakistanais qui impose de punir ainsi ceux qui « insultent les compagnons du prophète Mohammed ».

Le port de Karachi est désormais aux mains de sectes activistes (entre autres Tehreek-e-Labbaik Pakistan et Ahl-e-Sunnat Wal Jamaat ) qui font la chasse aux minorités avec le soutien des autorités. Des centaines de manifestants brandissant des armes exigent des mesures plus radicales contre les « blasphémateurs », ceux qui ne respectent pas ce que le code pénal pakistanais nomme la Loi du Prophète.

Parmi eux se trouvent, selon l'organisation Amnesty International, des femmes non voilées, des enfants, des personnes atteintes de troubles mentaux et plus généralement des individus se trouvant au bas de l'échelle sociale. 

Le Premier Ministre Imran Khan et un ministre de la police nommé Ali Muhammad Khan ont récemment été entendu affirmer que la mort était la seule punition concevable pour ceux qui ne reconnaissent pas la Loi du Prophète.

Pour en savoir plus

Voir https://crss.pk/story/31-reduction-in-terrorism-in-2019-improving-security-situation-reports-crss/

Image  Pakistan. Un chrétien condamné à la peine capitale

16/09/2020
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