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L'Afrique, atout international majeur pour la RPC

La RPC, ou République Populaire Chinoise est aujourd'hui liée avec la Russie dans leur opposition commune à la domination américaine.

Elle se manifeste au sein du traité international dit BRICS. Elle se traduit également par les conclusions d'accords industriels, notamment dans le domaine des industries militaires. Mais nul n'ignore que cette alliance n'exclut par une vive compétition, notamment sur le terrain diplomatique. Cette compétition se fait  sentir en ce qui concerne les relations avec les pays en développement et Pays non Alignés.

Parmi ceux-ci un certain nombre d'Etats intéressent particulièrement la Chine compte tenu de leur situation géographique, leurs ressources en matières première et l'importance du marché qu'ils représentent. On peut citer notamment le Kenya, l'Egypte, premier pays africain à avoir établi des relations diplomatiques avec la RPC, l'Ethiopie, le Mali, la Namibie et le Zimbabwe. La Chine vise à éliminer d'Afrique, Afrique anglophone ou Afrique francophone, les liens qui demeurent avec Londres et Paris.

Elle cherche surtout à empêcher les efforts des Etats-Unis pour y prendre pied solidement. C'est le cas en économie à partir de Wall Street mais c'est également le cas dans le domaine culturel. Ce que traduit notamment l'essor du mouvement Back to Africa qui recueille de plus en plus d'adhésions parmi les Noirs américains.

Au plan international et diplomatique, l'intérêt chinois pour l'Afrique répond aujourd'hui, en dehors de l'accès toujours urgent aux matières premières et aux marchés, au besoin d'un soutien permanent de l'Union africaine à l'ONU et dans d'autres organisations internationales sur la question de Taïwan et des Droits de l'homme. Mais il n'y a pas que cela. La Chine est aujourd'hui, après avoir perdu la présidence d'Interpol pour des soupçons de corruptiion, à la tête des commissions de l'aviation civile internationale, de l'alimentation et de l'agriculture, du développement industriel et des télécommunications internationales, tous domaines qui sont en lien direct avec ses intérêts dans le cadre des nouvelles Routes de la soie et du rôle des entreprises chinoises dans le développement de la 5G au niveau mondial.  Elle n'a pas pu cependant obtenir la direction de l'Organisation de la propriété intellectuelle, attribuée, avec le soutien de Washington, au Singapourien Daren Tang.

La Chine a également été à la tête de l'OMS, avec Margaret Chan, de 2013 à 2016, et a fortement appuyé la candidature de l'actuel directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, élu en 2017, et premier directeur général africain (image). Aujourd'hui l'OMS ne fait aucune objection aux mesures de confinement renforcé, comportant notamment des mesures de contrôle des individus et des activités à la suite de l'épidémie de coronavirus. Celles-ci sont présentées par les Etats-Unis comme profondément attentatoires aux libertés. C'est cependant grâce à elles, aujourd'hui, que la Chine a pu contrôler l'expansion de l'épidémie, alors qu'elle est en plein développement aux Etats-Unis.

09/09/2020
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