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La Corée du Nord victime de l'épidémie de coronavirus

Ce pays, sous la direction de son actuel président Kim Jong-un, deuxième fils de son auto-proclamé « président éternel » et fondateur Kim Il-sung décédé en 1994, se veut un régime communiste intransigeant sur le modèle de l'ancienne URSS.

Il se veut aussi capable d'investissements militaires très coûteux tels que des armements nucléaires modernisant la bombe atomique dont il dispose déjà, ou des missiles intercontinentaux susceptibles de frapper la Corée du Sud occidentalisée, les Etats asiatiques voisins voire la côte américaine sur le Pacifique.

Voir wikipedia, Corée du nord

Dès les origines les Etats-Unis s'étaient efforcés de bloquer son développement en imposant des sanctions économiques aux Etats et entreprises coopérant avec elle. Mais celles-ci n'avaient eu qu'un effet limité, compte tenu de la mauvaise volonté de beaucoup de gouvernements asiatiques, de l'aide non officielle apportée par la Chine et surtout d'une vaste contrebande. Celle-ci permettait d'introduire dans le pays à travers sa frontière commune avec la Chine des biens et services indispensables au maintien du niveau de vie des couches aisées de sa population, notamment dans la capitale Pyongyang, jusqu'à ce jour les principales soutiens du gouvernement.

Le 12 Juin 2018, Donald Trump avait rencontré Kim Jong-Un à Singapour lors d'un Sommet politique qui devait marquer une réconciliation entre les deux pays et le développement de projets économiques communs. Mais Donald Trump avait quitté brutalement la rencontre en expliquant qu'il ne trouvait aucun esprit d'ouverture chez son homologue nord-Coréen.

Cependant, en janvier 2020, l'épidémie de coronavirus avait commencé à se répandre en Corée du Nord, entraînant la décision de fermer la frontière commune avec la Chine, fermeture appliquée de son côté par la Chine. Il en résulte que les principales sources d'approvisionnement du pays, résultant des échanges officiels avec la Chine comme de la contrebande, se trouvent désormais asséchées. Pyongyang ne peut espérer aucune aide officielle de Pékin ou de Moscou, compte-tenu de leurs propres difficultés face au virus. Nul ne prévoit notamment un retour du tourisme international qui constituait un revenu important pour la Corée du Nord.

Lors d'une réunion du Parti des Travailleurs de Corée les 6 et 7 juin, présidée par Kim Jong Un, il a été décidé de reconstruire d'urgence les industries chimiques, afin de produire à nouveau des engrais indispensables à l'agriculture. Pour le reste, il a été fait appel à l'auto-suffisance, c'est à dire aux éventuelles ressources encore disponibles dans le pays.

Mais seules les couches aisées de la population, principales soutiens du gouvernement, peuvent se permettre d'être auto-suffisantes. Verra-t-on prochainement éclater des révoltes populaires dans tout le pays ? Le gouvernement réagira-il militairement ? En ce cas ceci pourrait être l'amorce d'une guerre civile d'ampleur. On notera que la soeur de Kim, Kim Yo Jong, semble actuellement exercer le pouvoir, son frère paraissant affaibli, ayant été probablement frappé par le virus. Elle parait aussi intransigeante que son frère. 

27/06/2020
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