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Recep Tayeep Erdogan supporte mal son échec au nord de la Syrie

Comme nous l'avions plusieurs fois relaté, le président de la république turque, dit « sultan » Erdogan, au nom d'une prétendue lutte contre le terrorisme en appui au président Syrien Bashar al Assad et à son alliée la Russie, avait envahi une large bande de territoire à la frontière turco-syrienne

Manifestement il voulait l'annexer au profit de la Turquie.

Ses troupes, mal entraînées, n'avaient pas résisté aux offensives de l'armée syrienne, qui se battait depuis des mois pour reconquérir l'ensemble du territoire syrien. Erdogan a imputé cet échec au contre-amiral Cihat Yayci, chef d'état major (image). Le 15 mai 2020, il vient de le destituer. Yaycy était cependant un fidèle d'Erdogan, ne s'étant pas joint à la tentative de coup d'Etat contre lui de juillet 2016. Il avait élaboré la théorie dite du Blue Homeland visant à annexer les îles grecques de l'est de la mer Egée et l'espace maritime adjacent.

Ce projet avait échoué devant la résistance d'Athènes, appuyée par l'Union européenne et l'Otan. De plus, la Grèce avait refusé de reconnaître en Libye la légitimité d'un Government of National Accords (GNA) soutenu par la Turquie et avait appuyé au contraire le maréchal Khalifa Belqasim Haftar commandant l'armée nationale libyenne laquelle combattait le GNA.

Ceci, conjugué avec le crise du coronavirus, font craindre aux milieux financiers que la Turquie se trouve en état de banqueroute dans quelques semaines. Elle sera incapable de rembourser les emprunts extérieurs contractés par ses trois grandes banques à la demande du gouvernement. Ainsi, selon  New Economy, Ankara devra trouver $80 milliards d'ici août 2020 pour ce faire. Dans l'immédiat il a annoncé ne plus pouvoir payer les djihadistes syriens recrutés pour combattre Bashar al Assad en Syrie.

Cette situation n'a pas échappé à l'Egypte, aux Emirats et à l'Arabie saoudite refusant l'influence turque dans le monde arabe. Ce ne sera pas de leur côté qu'Erdogan trouvera de l'aide. Au contraire, ces pays semblent en train de recruter des mercenaires destinés à combattre la présente turque en Libye et bientôt en Syrie. Il est certain que la destitution de Cihat Yayci résulte directement de ces échecs. Mais en bonne logique, ce serait Recep Tayeep Erdogan qui devrait démissionner.

PS. On notera cependant que le Qatar propose une aide financière aux banques turques
https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/05/qatar-offers-turkey-bank-swap.html

 

22/05/2020
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