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A la gloire de la science islamique

Dans un n° du New Scientist en date du 16 janvier, le physicien quantique iranien Jim Al-Khalili explique qu'il espère voir renaître prochainement l'époque dorée de la science islamique (Golden Age). il espère voir la science islamique renaître dans les pays du Golfe, avec les financements massifs consentis à partir des pétro-dollars.

Dans le n° du New Scientist en date du 16 janvier (p. 24), le physicien quantique iranien Jim Al-Khalili explique qu'il espère voir renaître prochainement l'époque dorée de la science islamique (Golden Age). Celle-ci s'était déployée aux 8e et 9e siècles de notre ère, sous les califes arabes Abhasides installés à Bagdad. L'un d'entre eux, al-Ma'mun, avait fait entreprendre la traduction en arabe des textes des savants grecs parvenus dans leurs mains, inaugurant ainsi un « Temple de la Sagesse » (House of Wisdom) à qui l'on doit le mathématicien al-Khwarizmi et le physicien Ibn al-Haytham. Le tout s'est effondré sous la pression, selon Jim Al-Khalili, du conservatisme religieux devenu anti-scientifique – ainsi qu'à la suite des invasions mongoles.

Mais il espère voir cette époque dorée renaître dans les pays du Golfe, avec les financements massifs consentis à partir des pétro-dollars. Il s'agit de la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), ainsi que d'autres établissements financés par la Qatar Foundation et le Royan Institute de Téhéran. Ces financements attirent au Moyen Orient de nombreux chercheurs occidentaux ne trouvant pas de crédits dans leurs pays. Beaucoup d'entre eux se livreront en principe à de la recherche fondamentale, sans souci immédiat d'applications (blue sky research).

Très bien. Il est étonnant cependant de constater que Jim Al-Khalili voit en cela l'espoir d'un retour en force de la science islamique. Pour nous, la science ne peut être ni islamique ni chrétienne ni indouiste ou autre. C'est la science, point final. Mais ce n'est manifestement pas son avis ni celui des autorités politiques et religieuses qui vont superviser les travaux et vérifier leur compatibilité avec le Qu'ran. Ces recherches risquent d'être, comme le dit Jim Al-Khalili, politicaly sensitive, dans des pays comme l'Arabie saoudite et l'Iran. Les chercheurs occidentaux qui iront travailler dans ces pays se rendent-ils compte qu'ils vont participer à une grande oeuvre, la renaissance d'une science islamique différente des autres sciences?

*  Sur ces questions on pourra relire notre ouvrage plus que jamais d'actualité, JP. Baquiast, Pour un Principe Matérialiste Fort, JP. Bayol 2007.
20/01/2010
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