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Bientôt un drone de chasse autonome

Si Boeing à des difficultés en matière d'aviation commerciale, face à Airbus, ses actionnaires ne se sont jamais inquiétés, sachant qu'une grande partie du chiffre d'affaires de la société repose sur des contrats militaires généreusement financés par le Pentagone.

Mais le département militaire de Boeing ne dépend pas exclusivement des commandes de l'US Air Force. D'autres pays alliés des Etats-Unis, notamment dans la lutte contre la concurrence russe et chinoise, font aussi appel à lui.

C'est le cas dans les systèmes d'armes faisant appel à la robotique et à l'intelligence artificielle. Ainsi Boeing et l'armée de l'Air australienne viennent de faire connaître qu'ils développaient un drone de combat autonome de la taille d'un avion de chasse. Celui-ci, nommé Loyal Wingman , ou copilote fidèle, sera intégré à des groupes d'avions de combat classiques pilotés par des humains. Son autonomie serait voisine, soit environ 3.700 kilomètres. Il pourra aussi accomplir des missions de façon indépendante. 

Il sera doté d'un avant de fuselage ou tête interchangeable selon les missions. Elle pourra ainsi comporter des capteurs optiques, sonores ou radio quand il s'agira de missions de reconnaissance ou bien des missiles de différentes tailles.Trois prototypes sont actuellement en construction. Par la suite ils pourront être produits en grande série. Les premiers vols d'essais sont prévus vers la fin de 2020, sauf retards dus à l'épidémie actuelle. Le coût de chaque appareil n'a pas été précisé. Il est probable qu'en complément de budgets militaires australiens, Boeing financera une partie du projet. D'ores et déjà, les Etats-Unis et la Grande Bretagne se sont dits intéressés par ce projet.

L'armée de l'air française et Dassault, engagés dans la réalisation de « super-Rafales », n'ont à notre connaissance pas rendu publiques leurs réactions. Il nous paraît possible de mettre au point des modules « intelligents » du type de ceux retenus par Boeing, afin de les embarquer sur les futurs Rafales. Encore faudra-t-il les financer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08/05/2020
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