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Industries pharmaceutiques et santé publique

Les industries pharmaceutiques ne cherchent pas à améliorer la santé des malades mais à maximiser leurs profits.

Ce comportement criminel avait déjà été fréquemment dénoncé. Face notamment aux maladies contagieuses pouvant souvent être mortelles, les médecins indépendants, c'est-à-dire refusant d'être achetés par les industries pharmaceutiques, se demandaient pourquoi des remèdes peu coûteux et s'étant révélés efficaces n'étaient pas prescrits, au bénéfice de spécialités hors de prix et n'ayant pas montré qu'elles étaient plus efficaces. 

Aujourd'hui, avec l'incroyable procès d'opinion monté contre le Pr Raoult et le traitement à la chloroquine qu'il prescrit avec succès à Marseille, la même question se pose dans des conditions beaucoup plus dramatiques. Les pouvoirs publics français, devant l'évidence, ont fini par reconnaître l'efficacité de ce traitement et autorisé sa prescription, mais avec beaucoup de précautions inutiles car elles retardent le traitement. Inévitablement, la question de leur indépendance vis-à-vis des grandes industries pharmaceutiques est de nouveau posé. 

Ceci avait déjà été évoqué mais sans suites utiles, dès le début du siècle. On peut lire ainsi

 La profession médicale est achetée par l'industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d'enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d'être les agents rémunérés de l'industrie pharmaceutique. Je pense que c'est honteux. »
Arnold Relman, rédacteur en chef, New England Journal of Medecine, 2002
« Certaines pratiques ont corrompu la recherche médicale, la production de connaissances médicales, la pratique de la médecine, la sécurité des médicaments et la surveillance du marketing pharmaceutique par la Food and Drug Administration. En conséquence, les praticiens peuvent penser qu'ils utilisent des informations fiables pour s'engager dans une pratique médicale saine tout en se basant en réalité sur des informations trompeuses et donc prescrire des médicaments qui sont inutiles ou nocifs pour les patients, ou plus coûteux que des médicaments équivalents.  Dans le même temps, les patients et le public peuvent croire que les organisations de défense des patients représentent efficacement leurs intérêts alors que ces organisations négligent en réalité leurs intérêts."
Institutional Corruption and the Pharmaceutical Policy, Edmond J. Saffra Center fr Ethics, Harvard University & Suffolk University, Law School Research Paper No. 13-25, 2014 (revised)

Il est quasiment certain que l'épidémie actuelle ayant perdu de son intensité ou ayant disparu, comme on peut l'espérer, la question de l'indépendance des pouvoirs publics face à la Big Pharma se posera à nouveau, dans la perspective de l'émergence de nouveaux virus du fait notamment des surpopulations et du réchauffement climatique

Pour en savoir plus

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/04/03/hydroxychloroquine-le-bal-des-ignares-305545.html

https://www.pulaval.com/produit/remedes-mortels-et-crime-organise-comment-l-industrie-pharmaceutique-a-corrompu-les-services-de-sante par Peter Gotzsche

Du même auteur Death of a whistleblower and Cochrane's moral collapse https://www.youtube.com/watch?v=GxTgxCr1RUU

 

03/04/2020
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