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Une République bien étrange

Comment expliquer que pratiquement aucun média français n'ait fait la moindre réserve sur l'engagement sans précédent à ce jour d'un président de la République, de son épouse, d'un ministre de la coopération en faveur de la libération, du rapatriement en France avec les moyens de l'Etat et de la possible nomination au grade d'Ambassadrices de la lutte contre la drogue de deux écervelées qui ont été condamnées pour trafic de drogue en République Dominicaine, puis graciée par le président de ladite République ?

Est-ce par pitié pour les dites écervelées ? Du fait que l'on n'a pas toutes les pièces du procès, on préfère les croire quand elles « clament leur innocence », quitte à soupçonner la justice dominicaine d'avoir monté un procès falsifié et pousser ce faisant à l'incident diplomatique ? La comparaison avec l'affaire des infirmières bulgares conduit en effet à assimiler cette justice à celle du dictateur libyen, ce qui mériterait au minimum une mise au point de l'ambassade dominicaine. 

Est-ce parce que tout ce que fait le chef de l'Etat et derrière lui le gouvernement et la majorité doit être considéré comme inattaquable par principe, même si les bases mêmes de ce même Etat s'en trouvent fragilisées ?

Car comment en effet ne pas tenir compte d'un certain nombre de points de vue off records provenant de fonctionnaires français chargés de la lutte contre la drogue, en liaison le plus souvent avec des collègues européens ? Ceux-ci connaissent  très bien l'exploitation que font les trafiquants des écervelées du type de celles en cause dans cette affaire, afin d'en faire des mules dont une partie échappe à la répression et revient en France donnant l'exemple d'un enrichissement facile, dont une autre est arrêtée par des pays qui acceptent de coopérer (non sans mérites) à la lutte contre les narcotrafiquants.
Quel exemple donne-t-on à ces services en transformant en victimes et en nommant ambassadrices de la lutte contre la drogue (à la tête d'une structure officielle, semble-t-il) deux personnes dont le moins qu'il fallait attendre était qu'elles disparaissent dans l'anonymat dont elles n'auraient jamais du sortir, laissant les services de police et de justice faire leur métier.
31/12/2009
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Cette affaire est une honte
31/12/2009 21:23:50 | Par : Joseph Leddet
C'est vraiment la prime au vice, tout comme - dans une moindre mesure - la main de Thierry Henri.
Si j'étais directeur de la lutte anti-drogue, je donnerais immédiatement ma démission, pour stigmatiser une telle aberration et un tel déni de justice.
Question: de quels appuis ont disposé ces irresponsables délinquantes pour bénéficier d'un tel traitement de faveur?
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