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Pandémie et capitalisme libéral

Le Covid 19 devrait obliger à revoir entièrement le système capitaliste et le rôle de l'Etat.

Après avoir en permanence redistribué leurs profits à leurs actionnaires, les grandes entreprises capitalistes demandent – exigent - désormais l'aide financière des Etats pour supporter la crise actuelle. C'est notamment le cas aux Etats-Unis. Des centaines de milliards de crédits publics sont désormais exigées par des entreprises telles que Boeing, Exxon Mobile ou Apple pour faire face à la diminution de leurs perspectives commerciales.

Ce sont évidemment les contribuables américains qui supporteront le coût de ces mesures. Ceux-ci sont trop aveuglés par l'idéologie capitaliste pour rappeler que le devoir d'une grande entreprise est de mettre en réserve une partie de ses bénéfices pour faire face aux mauvais jours. C'est ce que font la plupart des petites et moyennes entreprises, dès qu'elles sont gérées de façon responsable.

Au delà de ces questions de trésorerie, la crise due au Covid 19 devrait donner l'opportunité de remettre en question l'ensemble du système économique caractérisant les sociétés occidentales. Trop peu de ressources y sont consacrées aux services publics, à l'enseignement ou à la recherche scientifique. Dans ces secteurs le Covid 19 imposera un certain ralentissement, tel que le confinement imposé aux enseignants. Mais la crise passée le service redeviendra rapidement normal.

Ce sera aussi le système politique général qu'il faudrait repenser. Le rôle traditionnel de l'Etat, tel du moins qu'il est défini dans les manuels, est d'imposer aux intérêts privés des contraintes d'intérêt général. Parmi celles-ci l'on trouve en premier lieu une fonction de prévision et de mobilisation. Or, face à la pandémie le gouvernement français a trop tardé à mesurer la gravité du problème, laissant les activités habituelles se poursuivre sans précaution – pour ne pas mentionner le non-report des élections locales. Il a très probablement obéi aux injonctions du commerce en ce sens.

Par ailleurs, plus gravement, il y a encore quelques jours encore, le Président de la république, sur exigence du grand patronat, prétendait « réformer » un certain nombre de services publics, notamment les hôpitaux dont on découvre aujourd'hui l'utilité mais aussi la saturation.

(à suivre)

Au 19/03. A lire tout est bien dit
https://www.atlantico.fr/decryptage/3588117/la-france-avait-le-choix-entre-la-croissance-et-le-deshonneur-elle-a-choisi-le-deshonneur-et-n-aura-pas-la-croissance-mathieu-mucherie

 

18/03/2020
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