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La naïveté de Benjamin Griveaux face aux technologies de communication

Le candidat de La République en marche (LREM) à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, a retiré sa candidature, vendredi 14 février, après la diffusion sur internet de vidéos et d'échanges à caractère sexuel.  

Il s'agit d'une vidéo dont il serait l'auteur et qu'il aurait envoyée à une femme avec laquelle il entretient une relation. Mise en ligne le 1er février par un « artiste » russe réfugié en France, un certain Piotr Pavlenski, elle a commencé à circuler mercredi soir sur le web. Pavlenski affirme tenir ces vidéos d'une "source" qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux, 

Il est étonnant de constater la naïveté d'un homme politique tel que Benjamin Griveaux, candidat à un poste convoité. Il aurait du se dire qu'aujourd'hui toutes les images et vidéos sur support numérique pouvaient être piratées et mises en circulation par n'importe quelle personne ayant intérêt à le discréditer. En aucun cas, si l'on est prudent, il ne faut envoyer le moindre contenu compromettant, même à des interlocuteurs considérés comme fiables.

C'est ce qu'on compris depuis déjà quelques années non seulement les militaires mais aussi les entreprises pour ce qui concerne leurs données professionnelles à caractère confidentiel. Elles utilisent des logiciels cryptés. Encore faut-il que ceux-ci soient constamment mis à jour pour éviter qu'ils soient décryptés par d'éventuels adversaires. Ces outils sont nécessairement coûteux et d'un emploi exigeant un minimum de technicité. Il n'est pas étonnant que Benjamin Griveaux n'y ait pas eu recours dans ses échanges avec sa partenaire.

Le mieux pour lui aurait été, à supposer qu'il en ait eu besoin dans le cadre de sa relation sexuelle, de garder ces vidéos dans son appareil de prise de vues et de ne les montrer qu'au cours d'un échange à caractère privé, en s'assurant qu'aucune caméra dissimulée par un adversaire à son domicile ne pouvait s'en emparer.

La même prudence était de cours dans les décennies précédentes à propos des échanges écrits. « N'écrivez jamais » aurait dit un homme d'entreprise à ses subordonnés, de la même façon qu'un avocat réputé avait dit à ses clients « n'avouez jamais ».

14/02/2020
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