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Discours sur l'état de l'Union ou discours électoral

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union, mardi 4 février, devant le Congrès, le président américain Donald Trump a adopté un ton plus optimiste que par le passé, vantant le « retour des Etats-Unis », avec une économie présentée comme plus forte que jamais .

Par ailleurs, dans la perspective de l'élection présidentielle du 3 novembre prochain, il a plusieurs fois attaqué les démocrates. Chacun a pu remarquer que Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants, dont il avait ouvertement refusé de serrer la main, a ouvertement déchiré,plusieurs pages de son discours et que les représentants démocrates se sont immédiatement retirés.

Trump était encouragé dans son optimisme par la perspective de son acquittement total devant le Sénat (qui a depuis été décidée le 6 février). Mais il est clair qu'il ne disposait pas de beaucoup d'arguments concrets en sa faveur concernant la relance de l'économie. Il n'a a pu que les compte-rendus de la Bourse de New York où les cours avaient marqué une hausse de 70% par rapport à ceux des semaines passées. 

Mais l'essentiel de son discours a consisté en une attaque contre le « socialisme ». ll nomme ainsi une opposition de masse aux inégalités sociales et à l'hyper-libéralisme. Il l'a présenté comme le plus grave danger menaçant aujourd'hui les Etats-Unis et le monde. Il a notamment mis en cause les 132 représentants qui avaient soutenu une proposition visant à introduire plus d'égalité dans le système fédéral de santé américain. Il a prévenu qu'il ne laissera pas le « socialisme » détruire celui-ci. Il a aussi dénoncé la gauche radicale au sein de la Chambre des Représentants qui voulait, selon lui, offrir des droits illimités aux immigrants sud-américains.

Manifestement Trump voulait satisfaire ceux de ses électeurs qui exigeaient une extension de la frontière fortifiée mexicano-américaine , propose de détenir les immigrants dans de véritables camps de concentration et supprimer tous droits à l'avortement. Il s'est vanté de soutenir l'Accord de Libre-Echange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique (USMCA) en cours de signature destiné à supprimer tous droits de douane dans de nombreux domaines industriels et commerciaux, les ouvrant ainsi à la concurrence mexicaine redoutée par les producteurs américains.

Dans le domaine extérieur, il a confirmé vouloir reconnaître le « président par intérim » vénézuélien Juan Guaido lequel cherche à renverser l'actuel président Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez, dont il a affirmé que la « dictature serait brisée ». Il n'a évidemment pas précisé que ce faisant, il ne voulait pas défendre la démocratie au Venezuela, mais permettre aux industries pétrolières américaines d'accéder librement aux considérables gisements de pétrole et de gaz de ce pays. Il s'est également félicité d'avoir permis le meurtre du général iranien Qassim Suleimani, laissant entendre qu'il était prêt à une véritable guerre contre l'Iran.

Tout laisse penser que l'opposition des Démocrates à Trump, que ce discours était manifestement destiné à séduire, n'ira pas très loin dans l'avenir. L'image d'une Amérique coupée en deux, comme du temps de la guerre civile, parfois évoquée par certains observateurs, n'est qu'une image. Trump sera probablement réélu avec une confortable majorité.

06/02/2020
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