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Les Emirats de la République par François Pupponi

Dans ce livre (Editions du Cerf 2020) François Pupponi, maire de Sarcelle pendant 20 ans et actuel député Ps du Val d'Oise, décrit l'envahissement des banlieues par des membres de l'islamisme radical désirant s'y implanter pour y recruter de plus en plus de militants.

Présentation par l'éditeur

L'islamisme militant peut-il subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie ?

C'est à cette question cruciale aujourd'hui que répond celui qui fut longtemps maire de Sarcelles, François Pupponi. Cet homme de gauche amoureux de la diversité, mais inflexible sur la République, révèle l'impensable : s'implantant dans les quartiers, infiltrant les associations et les partis, se jouant des règles et des lois, c'est à une conquête confessionnelle et communautariste des leviers de pouvoir que se livrent désormais les salafistes – à commencer par les municipalités des banlieues des grandes agglomérations urbaines.

Comment les contrer ? Comment les combattre ? Contre les errances idéologiques des islamo-gauchistes, les lâches démissions électoralistes et les calculs des réseaux qui veulent influencer le parlement et le gouvernement, ce livre est une défense des idéaux universalistes et, en premier lieu, pour les musulmans désireux de rester républicains.

Commentaire  de Bruno Jeudy dans Paris Match

C'est un livre sur la « vérité des banlieues » qu'il faut lire. Son auteur, François Pupponi, maire de Sar

L'élu de gauche dépeint l'implacable processus d'islamisation qui opère avec la complicité, écrit-il, d'une « gauche niqab ». Cette gauche dévoyée confondant « 8,5 millions de personnes portant un nom d'origine musulmane » et « 160 000 fous d'Allah enturbannés ». Il n'hésite pas à fustiger des partis de gauche prêts à soutenir les islamistes qui présenteront des listes aux municipales. Regrettant que cinq présidents aient échoué à faire entrer dans la République une communauté qui représente 13 % de la population française, l'auteur attend que Macron s'adresse enfin à ces Français musulmans.

Notre commentaire

Il faut être réaliste, quitte à se faire reprocher comme tous ceux qui analysent froidement la montée de l'islamisme de « stigmatiser » les musulmans. La République française, que l'on disait laïque et indivisible, est depuis quelques années soumise à une offensive de grande ampleur d'un islam de combat. Celui-ci veut, sinon s'emparer pour le moment de la totalité de la France, ce qui serait impossible, du moins s'y établir durablement dans des parties de plus en plus étendues de son territoire. Les villes, petites et grandes, où se concentre l'essentiel de la richesse du pays, sont en premier lieu soumises à cette offensive.

Ce sont les citoyens français dits de confession musulmane qui sont utilisés pour ce faire par l'islam de combat. Jusqu'à ces dernières années ceux-ci cohabitaient paisiblement avec les non croyants, les chrétiens et les juifs. La plupart de ces musulmans refusent encore aujourd'hui de s'engager dans des guerres de religions où chacun y perdrait. Mais il suffit de quelques combattants aguerris et professionnels pour mobiliser de faibles minorités musulmanes afin d'en faire des opposants déterminés, sinon de plus en plus des terroristes en puissance. L'organisation Etat Islamique (Daesh) a d'ailleurs prévenu il y a quelques mois que ses combattants, progressivement chassés du Moyen-Orient, iraient porter la guerre en Europe et en Eurasie.

On fera valoir que les banlieues urbaines concentrent d'importantes minorités de chômeurs ou de titulaires d'emplois précaires. Ceux-ci sont victimes d'une minorité capitaliste dominante que tolèrent, voire encouragent les gouvernements successifs et les maires qui profitent de son soutien financier, Parmi eux se trouvent des citoyens musulmans qui pourraient rechercher des revanches sociales ou politiques à travers une opposition religieuse de plus en plus radicale violente. Mais l'explication ne suffit pas. Les bandes de quelques centaines de personnes qu'évoque Bruno Jeudy, portant gandoura, barbe, calotte pour les hommes, abaya ou autre voile couvrant pour les femmes, ne se forment pas spontanément dans les banlieues. Il faut que se trouve derrière elles une ou des organisations déterminées à s'emparer de ces banlieues.

Mais que pourraient être ces organisations ? On pensera très justement à Daesh. Mais en France, Daesh est encore mal implantée. François Pupponi, dans son livre, évoque des musulmans dits salafistes. Le salafisme est un mouvement religieux de l'islam sunnite, prônant un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane à l'époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples et la « rééducation morale » de la communauté musulmane. L'Islam salafiste s'oppose en ce sens à l'Islam chiite, beaucoup plus paisible, que l'on trouve principalement en Iran.

Le salafisme, y compris sous ses formes terroristes, a longtemps été financé et armé par les Etats-Unis, qui en faisaient un allié contre la Russie. Il n'est pas impossible aujourd'hui que Washington, et notamment la CIA, ne soutiennent de diverses façons les salafistes européens, y compris sous leur forme terroriste, afin d'affaiblir les pays de l'Union européenne et la Russie dont ils redoutent de plus en plus la concurrence économique et politique.

Cette hypothèse n'exclut pas pour autant l'émergence progressive dans le monde musulman d'une véritable internationale salafiste décidée à s'organiser pour s'implanter en Europe, en Afrique et en Inde. Si les différents services de renseignement européens coopéraient davantage, ils pourraient sans doute commencer à en dessiner les contours.

 

 

 

 

 

 

02/02/2020
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