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Premier vol de l'Airbus A400M

Présenté comme une machine à gaz inutile et coûteuse par les bons esprits européens ne jurant que par l'importation de matériels militaires américains et l'inutilité d'investissements en matière de défense européenne, le prototype de l'avion de transport militaire Airbus A400M a effectué le 11 décembre au matin son premier vol à Séville.

 Il s'agit d'un gros porteur équipé de quatre hélices, à finalités aussi bien militaires que pour mener ces opérations humanitaires. Il succèdera au C-130 "Hercules" et aux C-160 "Transall" en service en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, au Royaume-Uni et en Turquie.

Il a pour la première fois pris l'air pour un vol d'essai de 4 heures devant un parterre de responsables politiques et militaires des sept pays clients rassemblés à l'usine EADS de Séville. Ce premier vol allait également de pair avec une réunion de responsables des ministères de la Défense des pays impliqués dans le projet A400M.  

Ces pays ont commandé en 2003 180 exemplaires de l'A400M (60 pour l'Allemagne, 50 pour la France, 27 pour l'Espagne, 25 pour la Royaume-Uni, dix pour la Turquie, sept pour la Belgique et un pour le Luxembourg, jusqu'ici dépourvu de force aérienne) pour un montant initial de vingt milliards d'euros. La Malaisie en a par la suite commandé quatre exemplaires.

Le programme a enregistré des dépassements de délais d'au moins deux ans, et de coûts que nous ne pouvons chiffrer. Mais une partie de ceux-ci tient à la volonté des pays concernés de mettre en commun des moyens industriels et humains peu compatibles au départ. C'est pourtant le prix à payer pour construire une industrie de défense européenne. Devant ces difficultés, certains avaient purement et simplement proposé d'abandonner le programme, pour acheter des avons de transports américains. Nous-mêmes, nos lecteurs s'en souviennent, nous nous étions demandé si, plutôt qu'abandonner, il n'aurait pas fallu que la France prenne seule la maîtrise d'ouvrage et d'œuvre du programme, ce qu'elle aurait été parfaitement capable de faire. Mais, reconnaissons le honnêtement, nous avions tort. L'A400M européen, avec ses moteurs révolutionnaires, n'est pas encore près d'entrer en service. Mais quand il le fera, ce sera un grand succès et les difficultés initiales seront oubliées.

11/12/2009
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