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Le 11e sommet des Brics à Brasilia les 14 et 15 novembre 2019

Ce sommet a montré que la coopération entre les Etats ayant fondé le Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), ainsi qu'avec les dizaines de pays associés, se poursuit dans l'esprit initial.

Non seulement le président brésilien Jair Bolsonaro y a joué un rôle actif, alors que certains observateurs pronostiquaient qu'il s'en détournerait sous la pression des Etats-Unis, mais les fondateurs ont confirmé leur adhésion au projet initial et leur volonté d'aller au delà. Pour Washington, il s'agit d'une nouvelle défaite car le Brics met en échec leur volonté de maintenir leur domination, notamment sur l'Inde, le Brésil et l'Afrique.

Ceci étant, les représentants des gouvernements présents au Sommet ont confirmé que le Brics ne visait pas à jouer le rôle d'une alliance militaire, mais exprimait leur volonté de faire progresser ce que l'on nomme désormais le multilatéralisme. Celui-ci vise à être l'opposé de l'unilatéralisme américain. Il se caractérise, selon les termes d'Ivona Ladevac, responsable du centre régional "Une Ceinture, Une Route" à l'Institut international de politique et d'économie de Serbie, par la volonté de « créer un environnement de sécurité pacifique et stable, travailler sur des perspectives de développement ouvertes et innovantes, ainsi que favoriser les échanges culturels et l'apprentissage mutuel ». C'est ce qu'a confirmé la déclaration finale des membres du Brics à l'issu du sommet, déclaration dont le texte ne nous est pas encore parvenu alors que nous écrivons cet article.

Les sceptiques objecteront que derrière ces excellentes intentions manquent encore les projets concrets associant l'ensemble des membres des Brics, et pas seulement la Russie et la Chine. Disons qu'il ne s'agit pas encore de très grands projets spectaculaires, concrétisant par exemple la volonté de lutter ensemble contre le réchauffement climatique. Mais des projets de moindre ambition dont déjà en cours ou à l'étude en vue de réalisations prochaines. Nous ne pouvons les énumérer ici.

L'Allemagne et la France, concernant l'Europe, commencent à s'intéresser à leur participation à de tels projets. Ceci se fait évidemment contre la volonté explicite ou implicite des Etats-Unis.

Image: Xi Jinping et Jair Bolosonaro à Brasilia

19/11/2019
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