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La Russie peut-elle faire face à l'US Navy en matière de guerre sous-marine ?

D'éventuelles prochaines batailles navales entre les Etats-Unis et la Russie se gagneront probablement, non par une supériorité en porte-avions, mais par une supériorité en sous-marins nucléaires.

C'est sans doute ce que pensent les stratèges russes. Moscou depuis ces derniers mois s'est doté d'un nombre important de nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins ou de missiles qui, autant que l'on puisse juger, seraient supérieurs en rayon d'action, en autonomie et en indétectabilité aux sous-marins américains.

On trouve sur Wikipedia la liste de ces sous-marins en service dans le monde en 2013. On trouve également la liste des sous-marins américains en service depuis les origines et notamment depuis les années 1990. Les Etats-Unis disposaient à cette époque d'une légère supériorité. Mais depuis la Russie a beaucoup investi dans ce domaine. Elle ne peut compter que sur ses sous-marins pour lancer diverses sortes de missiles, y compris à destination des côtes américaines. Ses navires de surface comme ses bombardiers ne sont pas capables d'affronter les défenses des Etats-Unis, tant sur le continent américain qu'en Europe.

Malgré le peu d'informations précises comprenant les activités des sous-marins russes, on sait par le journal norvégien NRK qu'une flotte d'une dizaine de sous-marins russes ont commencé le 29 octobre 2019 des manœuvres en Atlantique Nord. Ce sont les plus importants de tels exercice depuis la fin de la Guerre Froide. L'objet principal en est semble-t-il de mettre à l'épreuve les capacités de discrétion de ces sous-marins et surtout celles de l'Otan pour les détecter. Ces sous-marins étaient pour l'essentiel de la classe Sierra II équipés d'une coque en titanium permettant de supporter de plus grandes profondeurs que les coques en acier classique.

Le 30 octobre, un sous marin de la classe Borei-A, encore en phase d'essai, le Prince Vladimir, a lancé un missile balistique Bulava depuis la mer Blanche jusqu'au Kamchatka, en Extrème-Orient russe, soit à une distance d'environ 8.000 km. Le Bulava peut emporter des têtes classiques équivalentes à 150 kilotonnes de TNT, et en cas de besoin 4 à 6 têtes nucléaires. Le Prince Vladimir sera opérationnel au sein de la Flotte du Nord en décembre 2019.

Le chantier russe Sevmash a déjà livré trois sous-marins de la classe Borei-A à cette dernière et en livrera ultérieurement quatre autres. Ces sous-marins seraient capables d'une furtivité acoustique accrue. Chacun d'eux peut emporter 16 missiles Bulava, dotés évidemment au besoin de charges nucléaires. Jusqu'à présent cependant, un accord plus ou moins implicite entre les Etats-Unis et la Russie stipule qu'aucun sous-marin porteur d'une charge nucléaire ne devrait entrer en Mer Noire. Mais cet accord ne vaut que ce que valent de tels accords.

Vladimir Poutine était à Kaliningrad le 31 octobre, inspectant le chantier naval Yantar, ainsi que la corvette “Gremyashchy” lancée en 2017. Il a été rappelé à cette occasion que le missile intercontinental hypersonique russe Sarmat entrera en service en 2021. Il peut emporter 15 têtes classiques capables de détruire une zone de la taille du Texas, avec une portée de 10.000 km., ceci sans mentionner au besoin des têtes nucléaires. La Russie a fait connaître que ces divers armements visent à faire jeu égal avec le système anti-missiles et de missiles américain Aegis mis en place par le Pentagone en Pologne et Roumanie. 

 

06/11/2019
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