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Les militaires américains ne se retireront pas de Deir Es Zohr, en Syrie

Le secrétaire à la défense américain Mark Esper a fait savoir le 31 octobre qu'une force américaine serait stationnée dans l'est de la Syrie pour « protéger » les importants gisements de pétrole qui se trouvent dans la région de Deir Es Zohr, ainsi que les exploitations et les revenus qui en proviennent.

Selon lui, c'est pour éviter que les milices kurdes alliées des Etats-Unis ou Syrian Democratic Forces (SDF) n'en perdent la possession.

On peut s'en étonner alors que les Kurdes se rapprochent de plus en plus de la Russie, déçus par l'incapacité américaine à les défendre. Il n'échappera à personne qu'en fait les Etats-Unis veulent conserver le contrôle de ces gisements, très convoités par les sociétés pétrolières américaines.

Peu après Donald Trump a d'ailleurs fait savoir qu'il envisageait de demander à la firme pétrolière américaine Exxon Mobil de reprendre l'exploitation, dans le but selon lui de s'assurer que les revenus en découlant, soit $45 millions de dollars par mois, ne seront pas récupérés par l'Etat Islamique et seront équitablement répartis. Mais là encore on se demandera qui bénéficiera de cette équitable répartition en dehors des Etats-Unis.

Ce ne seront ni les Kurdes, devenus politiquement inexistants, ni le gouvernement syrien, mais bien les compagnies américaines et sans doute aussi, malgré les affirmations de Trump, les forces terroristes de l'Etat Islamique que l'Amérique n'a jamais renoncé à financer, en espérant qu'elles l'aideront à affaiblir l'Union européenne et la Russie.

On rappellera que Donald Trump, préparant sa futur campagne électorale, avait promis à ses électeurs de retirer toute présence militaire américaine en Syrie. Mais cette promesse avait fait l'objet d'une très forte opposition, pour ne pas dire une quasi rébellion, tant de l'armée que des entreprises pétrolières. Aujourd'hui, il espère manifestement calmer cette rébellion en annonçant le maintien d'un contingent américain à Deir Es Zohr. Connaissant les doubles lobbies américains, tant de l'US Army que des compagnies pétrolières, on peut être certain qu'il ne s'agira pas d'un simple contingent. Celui-ci pourra mobiliser si nécessaire les importantes forces aériennes et navales américaines présentes dans la région.

Il sera intéressant de voir comment Moscou prendra cette nouvelle.

Note au 02/11

On pourra lire un article intéressant sur ce sujet
https://theduran.com/trump-slides-an-american-foot-in-the-door-in-syria/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=the_duran_daily&utm_term=2019-11-02

01/11/2019
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