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Qui présidera le Conseil Européen ?

Les Chefs d'Etat et de gouvernement sauront-ils dépasser les égo personnels et les nationalismes pour faire un choix exemplaire?

Rappelons que cette personne ne présidera pas l'Europe mais le seul Conseil européen. Cette institution désormais consacrée par les Traités rassemble au moins 4 fois par an les dirigeants des 27, chefs d'Etat et de gouvernement. Elle n'a pas de pouvoir propre mais elle donne les orientations stratégiques et les impulsions politiques dont l'Union a de plus en plus besoin.

La présidente ou le président qui sera désigné(e) devra incarner la volonté politique des Etats, auprès des autres institutions communes, le Parlement européen, la Commission, mais aussi devant l'opinion publique.

Bien plus, selon nous, elle ne devra pas se limiter à incarner de façon plus ou moins effacée une volonté politique éventuellement chancelante. Il lui faudrait, idéalement, suggérer des visions audacieuses, inscrivant l'Europe dans les enjeux géostratégiques, sociaux et aussi technoscientifiques sans lesquelles l'Union perdrait toute crédibilité face aux super-Etats qui vont dominer le monde de demain. Dans cet esprit, la présidence devrait d'emblée marquer son indépendance à l'égard de l'influence américaine qui dès la naissance de l'Europe avait voulu faire de celle-ci une sous-puissance subordonnée. Ceci ne voudra pas dire, évidemment, se jeter dans les bras des Russes ou des Etats arabes qui, riches de leurs pétro-dollars, voient l'Europe comme une terre de mission à conquérir.

La tâche sera délicate, car les chefs d'Etat ne se reconnaissent pas de chef. Du moins le disent-ils. Mais s'ils sont en face d'une personnalité irréprochable, prenant de la hauteur au regard de la politique politicienne, d'une haute exigence morale et d'une grande qualité intellectuelle, ils devront composer avec elle. Il en sera de même des chefs d'Etat non européens. Ceux-ci devront comprendre d'emblée qu'ils ne pourront pas manipuler ce symbole de l'Europe fraîchement émergé sur la scène internationale.

On peut craindre que pour protéger des ego surdimensionnés tels que certains de ceux s'étant manifestés ces derniers mois, les actuels chefs d'Etat ne prennent pas de risques et choisissent quelqu'un sur le modèle de l'actuel président de la Commission. Autrement dit, une sorte de secrétaire général. Ce serait évidemment une trahison devant l'histoire. Peut-on compter sur la pression des parlementaires européens et des opinions publiques pour éviter cette solution de facilité ?  Rien n'est moins certain.

Pour éviter cela, il faudrait au moins que des candidats de valeur susceptibles d'emporter une majorité se manifestent. Nous voudrions à cet égard que ce fussent des femmes. Ceci non seulement  parce que le respect des droits de la femme, bafoués partout dans le monde, devrait être défendu aux yeux de tous par une Européenne. Mais aussi parce que, dans l'ensemble, et sans faire de sociologie de genre que les féministes elles-mêmes récuseraient, on peut penser que les femmes pour des raisons diverses seraient mieux capables que les  actuels leaders masculins d'incarner les valeurs européennes que nous venons de rappeler.
03/11/2009
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