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Alunissage manqué. Forte déception de l'Agence Spatiale indienne

L'agence spatiale indienne (ISRO) a annoncé le 7 septembre 2019. avoir perdu le contact avec la sonde Chandrayaan-2 qu'elle tentait de faire atterrir sur la Lune.

C'est un revers pour l'Inde qui ambitionne de devenir la première nation à inspecter le pôle sud lunaire. Le lancement de cette deuxième mission lunaire initialement prévu en juillet, avait été reporté pour des raisons techniques sur lesquelles peu d'informations avaient été publiées..

L'Inde, qui avait mené avec succès sa première mission spatiale il y a onze ans, espère comme Israël devenir la quatrième puissance à faire alunir un engin après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Il s'agit du troisième échec de l'ISRO depuis le début de l'année. Les données sont en cours d'examen", a déclaré le président de l'ISRO, au centre de suivi situé à Bangalore, devant une assemblée composée du Premier ministre Narendra Modi et de scientifiques qui attendaient beaucoup de cette mission.

Selon les données communiquées, le contact a été perdu avec la sonde alors qu'elle entamait l'avant-dernière phase de sa descente vers la Lune, débutée aux environs de 20h07 GMT. L'Inde tente de devenir la quatrième nation au monde à réussir à poser uns sonde sur la Lune, après l'Union soviétique d'alors, les Etats-Unis et la Chine. La Chine avait réussi en janvier 2019, en provoquant de nombreux commentaires louangeurs de la communauté spatiale, à poser une sonde sur la face cachée de la Lune, une première dans l'exploration spatiale. Cette sonde a envoyé vers la Terre de nombreuses images inédites. Précisons que la face cachée de la Lune est soumise à une alternance de nuits et de jours comme la face visible.

En avril, la sonde lancée par Israël s'est en revanche écrasée sur la surface de la Lune, victime d'une série de défaillances techniques lors de sa descente. Beaucoup considèrent que ce type de mission n'est pas durablement à la portée d'Israël, qui consacre l'essentiel de ses ressources à des attaques militaires chez ses voisins arabes.

Quant aux Européens, que ce soit au sein du CNES français ou de l'Agence Spatiale Européenne ESA, ils pourraient facilement se lancer, soit seuls, soit en collaboration sur la base de la réciprocité, avec la NASA ou avec l'équivalent russe ROSCOSMOS, à des opérations plus ambitieuses que celles se limitant à l'espace terrestre sub-orbitale.

Les citoyens, autrement dit les contribuables européens, seraient selon des sondages très favorables à de telles opérations. Mais les gouvernements continuent à obéir aux instructions américaines ne leur permettant que des opérations de bien moindre importance. On trouvera ici le programme du CNES.

07/09/2019
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