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Les Etats Baltes renoncent-ils de nouveau à leur indépendance ?

En 1991, les Etats de la Baltique (l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie) étaient devenus indépendants à la suite de la chute de l'URSS dont ils étaient devenus des dépendances obligées à la fin de la 2e Guerre Mondiale. Au cours de celle-ci leurs dirigeants avaient collaboré avec le nazisme.

Pour eux l'indépendance signifiait, comme partout ailleurs dans le monde, la possibilité de ne pas se soumettre au contrôle ou à l'assistance d'autres Etats. Cependant dès le début, ils avaient choisi d'appartenir à l'Otan, par crainte, largement imaginaire, d'une invasion éventuelle de troupes russes. Imaginaire en effet, car quel intérêt pratique aurait eu la Russie d'envahir les Etats Baltes ?

Par contre, pour les Etats-Unis, la position géographique stratégique de ces Etats, en mer Baltique et à la frontière de la Russie, a toujours présenté un intérêt considérable. Ils y ont dès le début implanté des effectifs militaires et de l'armement. 700 hommes y sont installés à titre permanent.

Aujourd'hui leur appartenance à l'Otan fait que les Etats Baltes sont obligés d'accueillir les manœuvre militaires de l'Otan sous le commandement de l'armée américaine. C'est le cas aujourd'hui de l'opération dite Furious Hawk. Il en résulte entre autres que des groupes de bataille anglo-estoniens basés en Estonie, lourdement équipés, participent à des manœuvres en Lituanie au plus près de la frontière russe. En conséquence, les déplacements des citoyens lituaniens se voient sévèrement limités, ainsi que les vols vers les aéroports des pays Baltes. Les infrastructures de transport civiles subissent des dégâts considérables qui resteront à la charge des contribuables.

Ces manœuvres ne sont qu'un exemple des multiples contraintes qu'imposent les forces de l'Otan aux Etats de la Baltique. Leurs citoyens commencent à se demander si l'enjeu en vaut bien le prix, et si oui, pourquoi le budget militaire considérable des Etats-Unis ne prend-il pas plus largement en charge les dépenses entraînées.

 

 

 

 

 

05/09/2019
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