Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

Les nitrites et nitrates empoisonnent-ils la charcuterie industrielle ?

C'est ce que veut démontrer Jérôme Coudray dans un ouvrage qu'il vient d'écrire intitulé : « Comment la charcuterie est devenue un poison »

Il est publié par les  Editions La Découverte . L'auteur a donné un entretien à ce sujet dans une émission de France Inter du 31 juillet 2019 intitulée « Vices et vertus de la charcuterie industrielle » de Ali Rebeihi que l'on peut réécouter. On en trouve un aperçu et la Table des matières sur Google.fr/books/about . L'ouvrage est disponible en version numérique.

Les divers représentants officiels de la charcuterie industrielle dite aussi de grande consommation se sont insurgés contre l'auteur et ses arguments sur les sites professionnels ou dans des émissions à ce sujet. Leur argument est que le principal reproche faite par lui à cette charcuterie est d'être cancérogène, notamment du fait des nitrites et nitrates qu'elle contient pour assurer sa conservation et une couleur jugée mieux susceptible d'attirer le client. Ils pourraient provoquer des cancers colorectaux. Or ils affirment que ces produits ne se trouvent pas en quantité suffisante dans la charcuterie industrielle pour la rendre dangereuse, du fait d'une consommation qui reste très limitée, même chez les amateurs de jambon et de lard.

Jérome Coudray, qui mentionne de nombreuses études scientifiques faites à ce sujet, refuse cet argument. Pour lui une tranche de jambon industriel par jour serait encore trop. Il vaudrait mieux s'en passer complètement. La seule charcuterie qu'il conseille de consommer est celle produite par des boucheries et charcuterie artisanales, à partir d'animaux de qualité et distribuée dans des circuits cours, par exemple à partir de tranches de jambons entiers découpés sous les yeux du client.

Ceci satisfera les croyants des religions qui refusent la consommation de porc. Mais il est évident que ce refus ancestral tient à des raisons qui n'avaient rien d'hygiénique. Ces raisons cependant restent d'ailleurs encore mal comprises malgré les explications proposées par les historiens. Aujourd'hui les produits comportant du porc industriel sont proposés dans les grandes surfaces à des millions de consommateurs. Il sera pratiquement impossible de les remplacer par du jambon artisanal.

L'on peut craindre que des produits nuisibles à haute dose, non encore identifiés, se trouvent eux-aussi dans les divers aliments industriels. Mais comme il s'agit de répondre aux exigences de millions de consommateurs pensant accroître leur niveau de vie en les consommant au lieu des céréales traditionnelles, il sera impossible de les éliminer pour des raisons de santé publique.

La production, le stockage et la consommation des céréales elles-mêmes, blé, orge, avoine, ne sont pas obtenues sans l'ajout de différents intrants chimique potentiellement dangereuAujourd'hui, les producteurs ou utilisateurs se prétendant « bios » comme l'exige aujourd'hui la mode, ne peuvent en rien prouver qu'à grande échelle ils réussissent à s'en passer, que ce soit pour les céréales ou tous autres types d'aliments. La meilleure solution consisterait pour les consommateurs à réduire l'importance des calories qu'ils pensent indispensables dans leur vie quotidienne.

31/07/2019
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire