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Faut-il contester les prévisions concernant la hausse des températures mondiales ?

La plupart des gouvernements actuels, y compris en Chine, affirment dorénavant qu'il est urgent de prendre des mesures politiques destinées à prévenir une hausse catastrophique de la température mondiale.

La prudence imposerait de limiter celle-ci à 2% au maximum de la température actuelle d'ici 2070-3000. Or les prévisions actuelles montrent qu'elle risque d'atteindre les 4 à 5%. Ceci, selon les scientifiques, entraînerait des conséquences catastrophiques sur l'environnement, la diversité biologique et sans doute aussi sur les sociétés humaines dont la survie, au moins dans les zones littorales, serait rendue impossible du fait de l'élévation du niveau des mers. Certains humains pourraient se réfugier vers la Sibérie et les zones polaires, au prix de migrations massives et dévastatrices, mais la capacité d'accueil y serait vite dépassée.

C'est pourquoi tout récemment la COP21 organisée par l'ONU a permis de recueillir un large consensus des gouvernements sur l'adoption de mesures destinées à limiter la hausse des températures. Ces mesures concernent notamment, outre les économies d'énergie, le remplacement progressif du pétrole et du charbon comme sources d'énergies par des énergies biologiques. Donald Trump a pour cette raison décidé de s'en retirer récemment à la demande des producteurs américains d'énergies fossiles.

Plus généralement, tenter de limiter la hausse des températures imposera un nombre considérables de changements dans les modes de production comme dans les modes de consommation. Il s'ensuit que les protestations des pays et des entreprises concernées par ces limitations se font de plus en plus entendre. Elles contestent dorénavant le caractère « scientifique » des prévisions des climatologues, notamment ceux qui s'expriment dans le cadre du GIEC, ou Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, très écouté aujourd'hui dans ces domaines. D'autres experts se disant scientifiques, ont créé une Association des climato-réalistes destinée à contester avec des arguments se voulant eux-aussi scientifiques les conclusions du GIEC. Ces climato-réalistes refusent désormais le qualificatif de climato-sceptique, le scepticisme n'étant pas considéré en général comme une démarche scientifique.

Il faudra s'attendre dans les prochains mois à des débats de plus en plus virulents mais aussi de mieux en mieux argumentés entre les experts du GIEC et ceux du climato-réalisme. Sur le climato-réalisme, nous donnons ici les références de deux articles solidement argumentés. On objectera non sans raisons que les travaux des climato-réalistes sont probablement largement financés par les lobbies des industries pétrolières qui veulent évidemment conserver les revenus que leur rapporte une croissance as usual. A l'inverse, il sera facile de montrer que les experts du GIEC et les travaux recommandant la lutte contre le réchauffement climatique sont financés au moins en partie par des entreprises ou groupements professionnels intéressés par le développement des sources d'énergie renouvelables.

On peut craindre que les débats scientifiques soient en fait conduits par des intérêts géopolitiques et économiques opposés. Le citoyen, même dans les pays se voulant développés, n'a aucun moyen pour juger des pertinences respectives. Dans l'immédiat, il faut constater que le pétrole, source de réchauffement et de pollution indiscutée, fera jusqu'à épuisement des ressources terrestres et sous-marines accessibles, l'objet d'une exploitation intense. Dans la meilleure des hypothèses cet épuisement ne se produira pas, aux rythmes d'exploitation actuelle, avant au plus tôt une trentaine d'années. Cela laisse encore un bel avenir à la hausse des températures mondiales.

Références

* Article très documenté de Yves Lahaye http://www.lasyntheseonline.fr/developpt_durable/changements_climatiques/faut-il_ceder_a_lhysterie_climatique,31,7646.html

Yves Lahaye est  General Manager Luxembourg of RBC Investor Services Bank S.A. On lui reprochera de ce fait un manque d'objectivité dans la contestation du GIEC.

* Pétition en Italie https://www.climato-realistes.fr/petition-91-scientifiques-italiens-juin-2019/

 

 

 

 

07/07/2019
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