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Une Union européenne (UE) plus que jamais libéralo-américaine

Les nominations de l'allemande Ursula von der Leyen comme présidente de la Commission Européenne et de la française Christine Lagarde à la tête de la Banque Centrale européenne, sans mentionner celle du belge Charles Michel comme président du Conseil Européen, confirment ce qui avait déjà été constaté.

La nouvelle UE ne fera rien pour aborder les urgences mondiales et surtout pour proposer d'y jouer un rôle conforme aux importants moyens dont dispose encore l'Europe.

Ces urgences, faut-il le rappeler, concernent en premier lieu la lutte contre le réchauffement climatique, avec notamment l'abandon progressif du charbon comme producteur d'énergie et son remplacement par des sources d'énergie plus compatibles avec la protection du climat. En second lieu, il faudrait doter l'Europe d'une défense européenne qui ne soit pas, comme actuellement au sein de l'Otan, consacrée essentiellement à préparer une guerre contre la Russie. En troisième lieu, il faudrait faire de la monnaie commune l'euro, un instrument d'émancipation à l'égard de la domination du dollar, ce qu'elle pourrait être mais n'est pas encore. En cinquième lieu enfin et à plus long terme, il faudrait encourager des investissements européens importants dans les domaines industriels, scientifiques et spatiaux. Malgré leurs potentialités fortes dans ces domaines, les pays européens restent encore des vassaux des stratégies américaines.

Il ne faudra rien attendre en des domaines d'Ursula von der Leyen. Elle restera inévitablement soumise aux pressions d'un gouvernement allemand mettant en priorité le développement d'industries de grande consommation malgré leurs effets destructeurs sur l'environnement. Christine Lagarde pour sa part a toujours montré qu'elle était au service des intérêts financiers américains qui furent indispensables pour elle dans le cours de sa carrière, y compris au sein du gouvernement français. Quant à Charles Michel, malgré son apparente ouverture d'esprit, il est au service d'un libéralisme non-interventionniste excluant tout effort pour échapper aux différentes formes de pouvoir qui mettent l'UE à leur service, à travers notamment les centaines de lobbies présents à Bruxelles qui corrompent toutes formes d'administration européenne se voulant au service de l'Europe.

Faudra-t-il s'en étonner ? Nous rappelons régulièrement que l'UE avait été instituée par Washington dans les années cinquante pour faire du continent une plate-forme de lutte contre la Russie et de grand marché ouvert aux exportations et aux investissements des Etats-Unis. Rien ne changera en ce domaine. Les citoyens européens qui ont montré lors des dernières élections au Parlement européen leur complète indifférence pour ces enjeux ne pourront que s'en prendre à eux-mêmes

Voir http://www.rfi.fr/europe/20190702-nouveaux-dirigeants-union-europeenne-leyen

03/07/2019
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