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Trump est-il prisonnier de la « communauté du renseignement » américaine ?

Un article de l'universitaire émérite américain spécialiste de la Russie Stephen F. Cohen, très consulté aujourd'hui dans l'ambiance de névrose russophobe régnant aux Etats-Unis, remet les choses au point concernant le Russia Gate, autrement dit l'intervention d'agents russes dans l'élection de Donald Trump, considéré comme plus ouvert à la négociation avec la Russie que sa rivale Hillary Clinton.

Mais il va plus loin. Il suggère que la « communauté du renseignement » ou « Intel Agencies » américaine, a dès le début voulu mobiliser Trump au service d'une guerre américaine contre la Russie. Cette guerre, déjà évidente, notamment en Ukraine et au Moyen Orient, devrait pouvoir se faire à plus grande échelle, comme le demandent constamment les représentants de l' « Etat profond » américain.

Ceux-ci sont très actifs non seulement dans le renseignement, mais dans les milieux militaires et dans une bonne partie des parlementaires. La presse dite main stream au service de cet Etat profond qui la finance, relaie au plan mondial leurs exigences, au mépris du fait qu'une telle guerre pourrait entraîner des conflits nucléaires dévastateurs.

Dans son dernier livre War With Russia?: From Putin & Ukraine to Trump & RussiagateStephen F. Cohen veut montrer que Donald Trump avait été initialement, avant même son élection, considéré par l'Etat Profond comme devant être manipulé afin de l'engager dans la guerre contre la Russie. Comme candidat, il aurait fait peur à cet Etat Profond en semblant près à négocier avec Moscou les termes d'une coexistence sinon pacifique du moins respectueuse des uns et des autres. Il fallait l'obliger à prendre au plan mondial différentes décisions ne pouvant être considérées en Russie que comme dangereusement agressives.

La question que certains se posent, en voyant aujourd'hui Donald Trump engager ce qui a été nommé une deuxième guerre froide, toujours susceptible de dégénérer, est de savoir s'il reste encore manipulé. Ceci signifierait qu'il prendrait des décisions qu'en lui-même il n'approuverait pas. Selon un processus courant, le manipulé aurait fini à s'identifier à ses manipulateurs, en les soutenant par tous ses moyens.

En fait, il n'importe guère de savoir si un « bon Trump »  initial aurait été remplacé par un « mauvais Trump ». C'est le mauvais Trump qui dispose de tous les moyens militaires des Etats-Unis, financé par un budget dépassant de beaucoup ceux cumulés de toutes les autres nations. C'est donc lui qu'il conviendra de combattre. 

Référence

Stephen F. Cohen 10/06/2119  https://russia-insider.com/en/it-isnt-just-media-pushing-russiagate-its-intel-agencies/ri27220

 

12/06/2019
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