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Plateau du Golan. Netanyayou et Trump jouent sans risques

Le premier ministre Benjamin Netanyahou se rend aux États-Unis pour une visite de deux jours les 25 et 26 mars. Avant d'avoir reçu de communiqués officiels relatifs aux résultats de cette visite, la presse internationale a retenu le fait que Donald Trump, dans un tweet, s'était déclaré favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan syrien.

La réaction négative de la Ligue arabe, de l'Iran, de la Turquie, de la Russie et de l'Union européenne, y compris de la France, n'a pas tardé.

Ce plateau a été occupé par Israël de la Guerre des 6 jours en 1967. Israël n'a jamais voulu renoncer à cette occupation, pour la raison d'ailleurs justifiée que le plateau surplombe une partie importante de son territoire, et qu'y laisser s'installer des forces hostiles compromettrait gravement sa sécurité. Cependant, il y a une différence importante entre une occupation militaire qui est un fait, et une annexion définitive qui serait contraire aux conventions internationales avalisées notamment par l'ONU et visant à garantir la neutralité du territoire. La situation du Golan est régie par l'article 2.4 de la Charte des Nations Unies.

On e demandera ce que cherchent respectivement Trump et Netanyahou dans la reconnaissance de la souveraineté de Tel Aviv sur le Golan. Concernant Donald Trump, l'on pourrait penser que personnellement, confronté à bien d'autres problèmes, le Golan est le moindre de ses soucis. Cependant il a toujours agi conformément aux exigences de l'AIPAC dit aussi lobby juif aux Etats-Unis, du fait du poids électoral considérable de celui-ci. Il avait déjà accepté sous la pression de celui-ci le transfert de l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem. Aujourd'hui soutenir de tout le poids y compris militaire des Etats-Unis, les revendications territoriales de Tel Aviv sur le Golan lui coûterait peu et lui rapporterait gros.

Quant à Benjamin Netanyahou, confronté aujourd'hui à une réélection incertaine, du fait entre autres de soupçons de corruption pesant sur lui, s'il obtenait la reconnaissance américaine de la souveraineté d'Israël sur le Golan syrien, l'on peut penser qu'il deviendrait inattaquable par ses adversaires politiques. Il pourrait alors imposer à la partie de la communauté internationale jusqu'ici hostile une occupation définitive, y compris en renforçant sa présence militaire dans le Golan. On a déjà fait valoir que ce faisant, il inciterait les Etats arabes voisins à des agressions de plus en plus fréquentes, terroristes voire militaires. Mais Israël est déjà habitué à y faire face. Dans l'immédiat, même si la Syrie de Bashar al Assad refusait de reconnaître cette annexion, elle ne pourrait rien faire pour l'en empêcher. On ne voit pas Vladimir Poutine, avec sa prudence habituelle, faire plus que des protestations diplomatiques. Ceci d'autant plus qu'existe en Russie même un fort courant d'opinion favorable à Israël.

Référence. Plateau du Golan


 


 

24/03/2019
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