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L'Italie décide d'être un point d'arrivée en Europe de la BRI chinoise

Depuis maintenant plusieurs années, la Chine a lancé la Belt and Road Initiative (BRI) dite aussi OBOR ou Nouvelle Route de la Soie.

La BRI  relie désormais la Chine et d'autres pays asiatiques et européens par une double voie de communication, ferro-routière et maritime. Elle est violemment combattue par les Etats-Unis, mais ceux-ci ne peuvent pas grand chose, sauf des « sanctions » inefficaces, pour empêcher les Etats traversés de s'y connecter.

Il est évident que la BRI facilitera d'abord, non seulement des exportations chinoises vers ces pays et d'autres voisins, mais l'établissement de relations économiques ou dans la lutte contre le réchauffement climatique sur le mode dit gagnant-gagnant entre la Chine et ces pays. L'Espagne et l'Allemagne ont déjà accepté de servir d'escale et de relais pour la BRI. La France, sous les pressions américaines, a pour le moment encore refusé de s'y connecter. Mais les intérêts français, voyant ce qu'ils y perdront, feront certainement pression sur Paris pour qu'il ouvre ses portes.

L'Italie, sous le gouvernement conservateur précédent, très proche des États-Unis, avait renoncé à servir de terminal à la BRI. Mais les choses viennent de changer sous la nouvelle majorité dite bien à tort populiste en ce sens qu'elle vise entre autres à faciliter une meilleure participation de la population aux décisions gouvernementales, Il apparaît que le Premier ministre Giuseppe Conte devrait signer avec le président Xi Jinping un accord de participation à la BRI lors de sa visite d'Etat du 21 au 26 mars en Europe, soit en Italie, à Monaco et en France. L'Italie en espère une forte augmentation de ses exportations en Chine, qui avec 13 milliards d'euros se situent loin derrière l'Allemagne (94 milliards), le Royaume Uni (24 milliards) et la France (21 milliards).

Jean-Claude Junker, pour la Commission européenne, avait précédemment manifesté une hostilité forte contre une connexion à la BRI. Mais la politique protectionniste imposée désormais par Donald Trump aux importations européennes est en train de lever les hésitations. Dans le même temps d'ailleurs, on remarque que divers Etats européens, dont la France, admettent voire recherchent une plus grande participation des capitaux chinois dans diverses infrastructures stratégiques, notamment des aéroports et des ports. Ceci est fait depuis plusieurs mois avec l'achat par la Chine du port du Pirée, en Grèce.

19/03/2019
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