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La lutte contre les fausses nouvelles (fake news) et la conscience.

Le gouvernement français vient d'entreprendre une lutte vertueuse contre les fausses nouvelles ou fausses informations (fake news), qui parait-il sont de plus en plus propagées dans les médias et par conséquent dans l'opinion.

L'expérience a montré cependant que tous les gouvernements, et pas seulement en France, ont traite de fake news (de propagande selon un terme créé pendant la 1e guerre mondiale) les informations qui démentent ce qu'ils prétendent être la vérité.

Par ce terme de vérité on désignera les points de vue et croyances que devraient adopter les citoyens pour être les sujets dociles de la politique décidée par ces gouvernements. Certes il existe des mensonges délibérés, tels que ceux propagés par des intérêts politiques et économiques combattant des vérités généralement reconnues par l'opinion publique au regard de l'expérience commune. Mais il serait illusoire de penser qu'il existerait une vérité absolue qui devrait s'imposer à tous dans l'intérêt général sous peine de voir l'anarchie s'installer.

La question de la vérité est cruciale concernant la recherche scientifique. Chaque chercheur est convaincu du fait que ses recherches proposent des résultats plus proches de la vérité que celles faisant foi jusqu'alors. Mais rares sont ceux qui sont convaincus d'être au service d'une vérité absolue ou en soi. Les plus sincères admettent que d'autres recherches pourront dans l'avenir proposer d'autres vérités. Ceci à supposer qu'elles soient menées dans le cadre de ce que l'on nomme la recherche expérimentale.

Celle-ci suppose que les nouvelles hypothèses  soient confirmées, ou ne soient pas contredites, par des processus expérimentaux considérés comme valides par la communauté scientifiques. Même en cosmologie, science dans laquelle les preuves expérimentales sont difficiles, à mettre en œuvre, toutes les hypothèses ne sont pas admises. Sinon les affirmations des religions concernant l'univers pourraient être considérées comme conformes à la vérité. 

Or il est bien évident que les gouvernements et plus généralement les pouvoirs économiques qui le plus souvent définissent en arrière plan les politiques gouvernementales sont incapables de proposer des processus scientifiques sérieux permettant d'apporter la preuve du bien fondé de ces politiques. Ils ne peuvent donc se permettre de traiter sans autre forme de procès de fausses nouvelles toutes celles diffusées par d'autres gouvernements au service d'intérêts politiques et géopolitiques différents.

C'est ce qui se passera nécessairement en France dans le cadre des nouvelles lois destinées  à combattre les fake news. Ainsi, d'ores et déjà, il est envisagé d'interdire d'expression publique des agences de presse d'inspiration russe, telle RT.news,  au prétexte qu'elles ne pourraient pas proposer d'informations objectives. Curieusement, la même accusation n'est pas portée contre des medias américain tels que le New York Times ou le Washington Post ne sont pas plus objectifs politiquement que leurs concurrents de la presse américaine dite alternative.

La conscience

Mais quel rapprochement pourrait-on faire avec les études scientifiques étudiant le phénomène qualifié de conscience. Il est évident que la conscience, si elle existe dans la nature et en premier lieu au sein de l'espèce humaine, est un phénomène fort complexe et que la science moderne se montre incapable de définir en termes objectifs, c'est-à-dire aussi proches que possible d'une vérité objective, vérifiable expérimentalement.

Ainsi, nul ne sait si d'autres espèces que l'espèce humaine pourraient en bénéficier, sous des formes proches de la conscience humaine ou au contraire appartenant à une conscience radicalement différentes. Certains supposent même qu'il existerait une sorte de conscience universelle présente dans tout le cosmos. Plus précisément, si l'on admet que le cerveau est l'organe de la conscience, il est encore impossible de mettre en évidence les aires cérébrales responsables de sa production. Certains les situent dans les lobes frontaux, d'autres dans le cerveau antérieur.

Il est donc légitime d'entreprendre un recensement des nombreuses études scientifiques ayant analysé le phénomène de la conscience. Il sera ensuite possible de les classer par catégories, permettant notamment de mettre en évidence leurs convergences ou leurs dissentiments. C'est ce que vient d'entreprendre une organisation américaine dite Templeton World Charity Foundation, comme le rapporte l'article de Quanta magazine  référencé ci-dessous.

Nous ne voyons ici qu'une réserve à faire valoir. C'est que la Templeton World Charity Foundation, qui finance la recherche indépendamment de tous budgets publics, est proche des églises américaines notamment l'église évangélique. Même si elle affirme vouloir s'inspirer uniquement des intérêts de la recherche scientifique, un examen un peu attentif des textes sélectionnés et de leur classement montre que certains intérêts non totalement scientifiques ont guidé ce travail. On peut craindre à cet égard que le lecteur non prévenu ne se donne une opinion de ce qu'est la conscience, à supposer que ce phénomène soit communément reconnu, qui ne soit pas aussi proche de la réalité objective qu'elle pourrait l'être.

Ce serait un peu comme si, pour reprendre le cas évoqué en première partie, il fallait compter sur le  New York Times ou le Washington Post pour indiquer ce qu'est la réalité politique objective.

Références

Quanta Magazine https://www.quantamagazine.org/neuroscience-readies-for-a-showdo

Templeton World Charity Foundation https://www.templetonworldcharity.org/

 

09/03/2019
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